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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 18:20

 

Peu après la conquête de l’Egypte, sur les rives du Nil, une centurie romaine découvre une embarcation à la dérive. A son bord, les promesses d’une civilisation riche et puissante, restée jusqu’ alors inconnue de Rome. Sous le commandement de Marcus Livius, dix légionnaires s’engagent au cœur de l’Afrique noire, dans une fabuleuse expédition à la recherche d’un empire mystérieux…

 

Ma critique :

 

A peine le premier tome terminé, qu’il m’a fallut que quelques jours pour m’acheter le deuxième et surtout le dévorer. Certes, le seul défaut  principal du premier tome est toujours là, cette uniformisation des faciès des protagonistes, mais à côté de cela le scénario monte d’un cran pour notre plus grand plaisir.

Les seconds rôles sont valorisés comme Tiberius et Dubaku (un autochtone plein de sagesse qui arrive à parler la langue de l’envahisseur très rapidement)  et bien sur le doute tenaille la bande dans ce voyage en enfer.

On peut y voir une forme d’ironie dans cette histoire des civilisations, où l’on assiste à une ingérence qui tourne mal. En effet, l’envahisseur se retrouve en plein milieu d’un conflit  «interne » entre 2 tribus et devient alors … esclave. Pour survivre pas d’autres choix que devenir l’ennemi d’Etat de leur propre empire, c'est-à-dire un Spartacus.

Au niveau rythme rien à redire, c’est très très bon, voir ces personnages perdus dans une civilisation, une culture des plus mystiques est vraiment captivant.

Des « esprits maléfiques » semblent se mêler aux hommes et les scènes où apparaissent les « umuzimu » sont très réussies. Ce qui m’avait plu dans la quête du héros Marcus dans le fait qui est amoureux d’une reine inconnue d’un pays lointain me comble de joie dans ce second volume. Maintenant le plus dur arrive amis lecteurs, l’attente du troisième tome.

 

Un second volume aussi réussi que la saison 1 de la série Spartacus  «Blood and Sand ». Il n’y a pas à dire le péplum en huis clos a de beaux jours.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 18:53

 

Peu après la conquête de l’Egypte, sur les rives du Nil, une centurie romaine découvre une embarcation à la dérive. A son bord, les promesses d’une civilisation riche et puissante, restée jusqu’ alors inconnue de Rome. Sous le commandement de Marcus Livius, dix légionnaires s’engagent au cœur de l’Afrique noire, dans une fabuleuse expédition à la recherche d’un empire mystérieux…

 

Ma critique :

 

Le tome 2 est fortement mis en valeur actuellement dans les librairies car fraichement sorti, et comme j’avais fait l’impasse du premier tome et que je suis toujours friand de péplum non crypto gay, je suis entré à bord de cette expédition.

L’action se passe au crépuscule de l’Empire romain, car  même en territoire conquis sur l’Egypte, l’élite romaine prie les dieux….. égyptiens. Cette expédition est d’ores et déjà maudite car il semblerait qu’il n’existe qu’un seul survivant sur les 10 mercenaires envoyés en terre lointaine, bref une bérézina avant l’heure.

L’Histoire reproduit son écho pour les empires voulant toujours aller plus loin en unifiant différentes cultures, comme ce fut le cas pour celui d’Alexandre le Grand.

Cette chute fatale prend la forme de cette fameuse expédition composée de mercenaires digne des « expendables » (mais avec 30 ans de moins), avec des joutes verbales de l' époque, car même s'il y a un grec hétéro, il a quand même droit aux vannes homophobes.

Il est original d’y voir un péplum s’orienter vers le survival. Certes, on n’atteindra pas les sommets mystiques du film « Valhalla Rising, le guerrier des ténèbres », mais le fun est bien là.

Un autre bon point, c’est la « mythologie » autour du héros Marcus Luvius , qui est le lion de Nubile, personnage romantique qui pense trouver au bout de sa quête une « reine » à la beauté incomparable et ce qui le rend encore plus intéressant c’est que ce n’est pas sa première quête de ce genre.

Le petit bémol de ce premier album, c’est le dessin représentant le facies des personnages dont il n’est pas toujours simple de les différencier.

 

Le péplum évolue et surtout assure dans la bande dessinée franco belge qui nous permet de prolonger les plaisirs de « Murena » et  « les aigles de Rome ».

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 19:12

 

-Qu’est ce que tu fais avec ce fauteuil Babette ?

-Je bloque la porte.

Je ne tiens pas à me faire trucider pendant mon sommeil par un repris de justice.

-Voyons, Babette !

Tu ne crois pas que tu exagères un peu ?

-Ah oui ? Eh bien, va voir à la fenêtre et ose dire encore que j’exagère !

-Ben quoi ? C’est pas un crime de bêcher son jardin ! Même si c’est une drôle d’heure pour faire ça.

- Mais tu ne comprends pas Jérôme ! C’EST NOS TOMBES QU’IL CREUSE !

 

Ma critique :

 

C’est toujours avec une certaine anxiété que j'achète et lis une bd du catalogue Dupuis, car depuis quelques années, leur moteur est clairement la bd à papa.

Une des séries qui à toujours su résister à ce nivellement par le bas artistique, c’est Jérôme K.Jérôme Bloche de Dodier.

Une fois de plus, on retrouve tout le plaisir de cette série jusqu’à ses détails : un polar du quotidien, une intrigue intemporelle et populaire et son amour des bistrots.

Ce qui est marrant quand on suit un auteur depuis plusieurs années, c'est que l'on peut capter ce qu’il l’a influencé dernièrement et tout porte croire que Dodier est un amateur de séries télés. Le lieu de l’action se déroule pas trop loin de Grenoble, comme dans la série « les revenants », d’ailleurs la dernière case de la page 18 ressemble une scène clé de la première saison.

La particularité de cet album est son scénario et son audace pour une bd franco belge, car on ose effectuer des interactions entre le flashback de l’intrigue principale et le présent dans le travail d’enquête de notre héros. Le résultat dans ce procédé est aussi réussi que la série « Lost » ou récemment « Arrow ».

Lors d’une séance de dédicace à la sortie du tome 22, j’ai eu la chance de rencontrer Dodier et il m’a confié passer près d’un an à l’élaboration du scénario, et ça se voit. C'est précis, bien rythmé, sans temps mort, on y voit l’expérience du « maitre ».

On pourra toujours reprocher la psychologie des personnages comme celle du héros et de Babette en la trouvant banale ou ordinaire, mais on est agréablement surpris par une once de complexité touchante à chaque histoire.

 

La série reste véritablement la force tranquille de chez Dupuis et de loin.

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 07:08

Sherlock Fox est un renard, mais aussi un policier ! Dans la société que les animaux ont constituée, les instincts ont été remplacés par des règles de vie en communauté, afin que personne ne mange son voisin. Mais l’enquête que Sherlock Fox doit mener va nous faire découvrir les dessous d’une société en apparence trop parfaite. Tout commence par la découverte d'ossements dans la rivière d'une forêt. Ces derniers, assez frais, semblent en effet prouver que la personne à qui ils appartenaient a bel et bien été dévorée... Autre mystère : ce squelette ne correspond à aucune des races répertoriées ! Après enquête, Sherlock Fox découvre que ce cadavre faisait partie de la "marchandise" d'un camion, victime d'un accident peu de temps auparavant. Les questions se bousculent dans la tête de notre renard détective : qui organise la venue de ces camions ? À qui livrent-ils leur marchandise ? Dans quel but ? Mais surtout... quelle est cette nouvelle race inconnue ?Une nouvelle série palpitante signée Tchô! l’aventure… en grand format, scénarisée par le prolifique Jean-David Morvan et sublimement mise en image par un dessinateur chinois virtuose, Du Yu !

 

Ma critique :

 

Ce qui est génial quand on achète des bandes dessinées dans une librairie spécialisée, en plus d’avoir les bd un peu en avance de leurs sorties, c'est que les nouvelles et surtout les bonnes sont bien mises en valeur. Et c’est comme ça que je suis ressorti avec cette bd « Sherlock Fox » de la collection Tchô qui jusqu’alors n’avait pas encore bénéficié de mon pouvoir d’achat.

Comme tout coup de foudre ce qui m’a frappé c’est l’esthétisme. J’aime le genre où les personnages sont des animaux ayant un comportement humain. Là je m’adresse bien sur aux fans de « Blacksad » et de « Grandville », vous pouvez vous l'achetez les yeux fermés. Et en plus, l’exotisme est au rendez vous, car malgré son format classique franco-belge, les dessins et les couleurs sont réalisés par l’artiste chinois Du Yu, une raison non pas d’avoir peur mais d’être sous le charme du talent de ce grande puissance. Comme son titre l’indique, on est dans une ambiance à la Conan Doyle, et on y voit toute la malice et la maitrise de son héros. Le grand intérêt du scénarioest son univers, un univers où comme j’ai di précédemment les animaux se comportent comme des humains mais surtout des humains civilisés.

Je veux dire par là que la raison l’a emporté sur la passion, par exemple ces « personnages » ne copulent pas seulement pour se reproduire mais aussi juste pour le plaisir et surtout ils ne mangent pas de viande, donc aucun de leurs congénères et c’est point important. Surtout quand on y découvre « par hasard » un cadavre qui ouvrirait une véritable boite de pandore dans cet univers, un peu comme lors de la première trilogie de la planète des singes, lorsque Charlon Heston découvre la statue de liberté.

A la fin de ce tome, on a très envie que le suivant sorte rapidement, avec on espère un doux parfum d’ « ésotérisme » voir de métaphysique… soyons fous !!!!

 

Sherlock fox est la bonne surprise Bd de ce printemps.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 21:14

 

Voilà trois mois que le royaume d’Archaon porte le deuil de son souverain, Alester le Vaillant. Trois mois que tout ce que le royaume compte de mercenaires traque son assassin, Hector la Muraille, dit le Banni. Accusé d’un crime qu’il n’a pas commis, Hector a été chargé par son roi mourant d’une mission dont il ne veut pas : aider le véritable héritier du royaume à monter sur le trône, désormais occupé par l’impitoyable Reine Pourpre. Dans un royaume déchiré par la guerre, Hector s’est lancé dans une fuite éperdue, refusant de rallier quelques bannières que ce soit. Pour combien de temps ? Les légendes sont tenaces, leurs héros encore plus. Même si le Banni sait mieux que personne que toute légende est un mensonge.

 

Ma critique :

 

Je pense que pas mal de geeks sont dans la même position que moi, à un mois de la diffusion de la saison 4 de « Game of thrones » et que l’on a déjà englouti le tome 2 de la jeunesse de Thorgal, que faire ???? La solution est une bande dessinée que j’ai découvert par hasard dans une boutique spécialisé dans le vieux Lille, qui s’inscrit directement dans un véritable coup de cœur.

Je vous propose de la « Dark Fantasy », de la vraie de la dure avec du sang de la sueur et du sexe. Une fois de plus le thème principal est le pouvoir : sa quête, son obsession, ses sacrifices… mais il se mêle au poids des légendes. Et c’est là, la valeur ajoutée de cette série car ces légendes même si elles sont héroïques deviennent de véritables malédictions pour les principaux protagonistes qui les rongent dans leur âme.

Comme à l’accoutumé, un vieux roi unificateur succombe sous le poids de la vieillesse et des remords et cela devient la chasse ouverte aux héritiers légitimes et illégitimes. Le tome 1 se terminait sur la fuite du héros avec ses compagnons de fortune suite à la prise de pouvoir d’Elysia : la reine pourpre. Je trouve que cette dernière est un personnage très réussi, lors du premier tome, elle apparaissait totalement est exclusivement nue, telle une déesse païenne et ce n’est pas un hasard qu’elle soit également à la tête d’une secte de magie noire. C’est vraiment le mix réussi d’une Cersei et de la sorcière rouge et c’est avec une certaine jubilation de voir ce personnage gouverner non pas dans l’ombre mais en pleine lumière.

Pour ce deuxième tome, les rebondissements sont nombreux d’autant plus qu’ils sont des plus mortels et on peut vraiment dire que personne n’est à l’abri. Comme pour les derniers tomes de Thorgal, les dessins sont sublimes avec cet aspect aquarelle qui sublime l’ambiance épique de cette série.

 

Après Thorgal, l’éditeur « le Lombard » nous gratifie d’une nouvelle et grande série d’ « heroic fantasy ». Merci, le Lombard.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 17:35

 

Le Chevalier Bragon est le tome 4 d’Avant la quête, le deuxième cycle de La Quête de l’oiseau du temps ; avec cet album, Serge Le Tendre, Régis Loisel et Vincent Mallié concluent la partie consacrée au fameux personnage du Rige… Magie et mystère au rendez-vous !
Ce quatrième volet d’Avant la quête s’ouvre en pleine forêt, sur le territoire du Rige, au cœur d’un monde de magie et de mystère. Bragon a été choisi pour devenir l’élève du légendaire guerrier. Il espère ainsi accéder au statut de chevalier et, alors, gagner le cœur de la princesse Mara. Mais Bragon s’expose à de grands dangers en tentant d’affronter le redoutable prédateur. Celui-ci n’a d’ailleurs aucune pitié pour son élève… À l’issue de la confrontation, la vie de Bragon va basculer.
Cet album est le 4e d’Avant la quête, le deuxième cycle de La Quête de l’oiseau du temps, la série culte d’heroic fantasy : magie, mystère, combats et amour…

 

Ma critique :

 

Il fut un temps où tous les ans, le cadeau de noël fut le dernier Disney, invitation réussie dans un monde imaginaire propice aux fêtes de fin d’année. Puis,  ce fut la saga du « seigneur des anneaux » qui a hérité de cet avantage. A l’heure où « le Hobbit : la désolation de Smaug » remporte un succès moindre que de ses prédécesseurs sur le plan des critiques, le salut viendrait t-il du dernier tome de la Quête de l’oiseau du temps ?

Saga de qualité, culte mais pas vraiment populaire, j’avoue l’avoir découvert totalement par hasard lors de mes années universitaires. La base de cette série, ce sont deux grands auteurs dont  j’admire le travail : Loisel (« Magasin général », « Peter Pan ») et Le Tendre. Je pense que ce sont les deux grandes armes de destruction massives du manga et du comics. Pourquoi cela ? Tout simplement parce qu’ils élèvent la bande dessinée à son meilleur niveau, au rang d’Art. Pour les profanes, je dirai pour vous convaincre que c’est le « Star Wars » de la bande dessinée dans le genre « Fantasy ».

Les grands thèmes traités sont la « mythologie », le Destin et l’héroïsme. Comme dans la saga de Georges Lucas, il y a deux trilogies mais ici une trilogie est composée de 4 albums : « le cycle de la quête » et « le cycle avant la quête ». Et toujours comme dans « Star Wars » et aussi paradoxal que cela peut être, il faut mieux suivre  les épisodes  IV, V ,VI, I, II et III donc ici « le cycle de la quête » et « le cycle avant la quête », tout simplement pour l’effet miroir ou plutôt un écho narratif pour montrer que les éléments qui vont créer la mythologie et la légende étaient déjà écrits et donc que l’ensemble constitue un Destin. Et le titre du quatrième tome le prouve avec « le Chevalier Bragon », où l’on a d’abord rencontré le vieux guerrier légendaire dans « le cycle de la quête » et où on le retrouve en jeune aventurier candide dans le premier tome « cycle avant la quête ».

Pour ce volet, Bragon a pris de l’expérience, il est devenu ce fameux chevalier, la légende est en marche, il a quasiment atteint sa quête et c’est surtout le parfait trait d’union entre les deux cycles. La menace obscure prend de plus en plus de l’importance avec cette secte qui voue un culte au dieu Ramor, l’équivalent des Siths et cette intrigue est très bien menée.

Ce qui m’a frappé dans ce tome, c’est la noblesse de l’œuvre qu’elle soit dans le cadrage, la narration, l’âme des personnages. C’est du pure romantisme, tout est fait avec un grand amour aussi bien dans le fond que dans la forme. La relation entre maitre « le Rige »/ l’élève Bragon est la plus belle jamais décrite, l’histoire d’amour impossible entre Bragon et Mara est sublime et confirme mon idée du moment qu’une histoire d’amour n’est belle que si elle est basée sur le romantisme d’un de ses personnages. A cela la dernière case est magnifique de symbolique.

La «  Fantasy » a son plus haut niveau, une maitrise absolue du début à la fin, un pur chef d’œuvre.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 14:30

 

Impliqué malgré lui dans les sales affaires de Mariano, le Tueur doit disparaitre provisoirement. Il se met au vert en famille, pendant que Haywood, son partenaire, tente de calmer le jeu. Mais le répit du Tueur sera de courte durée, car dans ce genre d’histoire, il y a toujours un peu de ménage à faire… .

 

Ma critique :

 

L’année 2013 avait commencé avec le tome 11 de cette série et se termine avec le volume 12. Il n’y a pas à dire, on est gâté. Pour le prouver, je vous invite à regarder les différents articles de cette grande bd, où j’avais d’ailleurs fait un petit aparté à la sortie du film « Cartel ».

Ce nouveau tome confirme la trame principale de ce troisième cycle, qui est « la chute » de cet anti héros, où  son « empire » va commencer à se fissurer. Le tome11 se terminait sur le fait que Mariano devenait le maillon faible de cette trinité de l’ombre et que la crise de confiance commençait à s’infiltrer. Comme on pouvait le penser, la priorité est donc de reprendre les choses en main de la façon la plus efficace et professionnelle, mais c’est toujours plus facile à dire qu’à faire….

On retrouve donc tout le sel de cette grande saga, de la philosophie et une immersion dans les sales combines de la haute sphère économique.

 Une fois de plus Matz pose les bonnes questions sur des sujets épineux comme la Corrida , la bien-pensance,  l’esclavagisme, l’Histoire, la vérité, le mensonge, la torture et comme toujours la nature humaine.

Comme à l’accoutumé, ça se lit très rapidement, on a envie de connaitre la suite et surtout on a l’impression d’être moins con, et par les temps qui court, c’est fort.  D’habitude, c’est la phrase clé des nouveaux cycles chez Marvel, après cela, plus rien ne sera comme avant, mais dans ce tome cela s’applique parfaitement.

 

Une des grandes réussites de la bande dessinées actuelle, malgré deux albums pour cette année 2013, c’est déjà trop long de retrouver notre antihéros.

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:45

 

Perdus dans le Monde des Limbes et confrontés à une menace terrifiante, cinq enfants vont devoir apprendre à se battre… Seuls.

 

Ma critique :

 

La saison des blockbusters de la bd a officiellement commencé pendant cette période de fêtes, et donc tous les grands éditeurs sortent le nouvel opus de leurs grandes séries.Comme l’année dernière, l’éditeur va afficher des chiffres de ventes dingues, le lecteur sera aux anges et leur porte monnaie va saigner…

En même temps que le tome 3 de « Zombillenium » et en attendant le tome 9 de » Lady.sS», Dupuis nous offre la 8ème aventure de Seuls que j’ai dévoré le jour de sa sortie.

Je vais commencer par une sorte d’aveu, les romans « jeunesse/ado » ce n’est vraiment pas mon truc, les sagas de type « Harry Potter », « Hunger games » ou encore « Twilight » me sont passées par-dessus. Je pense aussi que le catalogue Dupuis est en forte déclinaison et fait plutôt dans la bd à papa voir à grand père, mais voilà ils ont la licence « Seuls ».

C’est vraiment à mes yeux leur série phare, qui a le mérite d’être de genre, populaire, intergénérationnel le et de grande qualité.

Depuis quelques tomes, le mystère a commencé à s’atténuer, et on comprend que l’on est dans un concept similaire à la fin de la série Lost et paradoxalement à ce que l’on pourrait croire, cela ouvre plein de portes  des plus intéressantes.

On retrouve nos amis en mauvaise position, prisonniers d’un clan où ils devront participer à des jeux extrêmes pour gagner une liberté des plus relatives. Alors oui ça ressemble à du « Battle royale » ou encore à « Hunger games », où l’on dénonce cette doctrine libérale qui est un mix odieux entre l’individualisme et « The Show Must Go On ».

J’ai été parfois un peu gêné de voir cette série à succès qu’est « seuls » surfer sur la vague du moment , mais sur ce terrain, ils arrivent à sortir leur épingle du jeu. Les jeux sont originaux et puis les rapports entre personnage sont bons, certains se rapprochent. Ils osent sortir des vannes entre eux et le tout fait que l’on s’attache toujours davantage à ces personnages.

Il est difficile de créer un héros, souvent il se fait piquer la vedette par le méchant, comme dernièrement Thor, mais créer un héros torturé pré-ado en la personne de Dodji, c’est un véritable miracle. Donc je lance un appel à une figurine Dodji…..

Une fois de plus, on retrouve l’ambiguïté des rapports entre les enfants dans un monde sans adulte, et on retrouve toujours la petite planche sur la théorie de la mythologie.

« Seuls », bref une fois de plus c’est un exemple de maîtrise.

 

Un grand tome, un petit miracle de Dupuis, et surtout un grand merci aux auteurs  Gazzotti et Vehlmann.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 16:55

 

Pour leur retour, Astérix et Obélix voyagent dans l’actuelle Écosse. Désopilante, l’aventure gauloise est menée par un duo d’auteurs inédit dopé à la potion magique. Port du kilt recommandé.

 

Ma critique :

 

Cocorico !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Les chiffres sont tombés, le petit moustachu dopé à la potion magique à eu raison du métrosexuel  à tendance masochiste : Christian Grey. Il s’est vendu en effet plus d’albums de la dernière aventure d’Astérix que de romans de « 50 nuances de Grey ».

Après 8 ans d’absence, que vaut vraiment le dernier Astérix ?????  Après le quasi suicide artistique d’Uderzo avec l’album « Le ciel lui tombe sur la tête » (titre des plus prophétiques)  et une longue bataille juridique, il a été sagement décidé de placer Asterix et Obélix pour leur avenir artistique chez deux autres papas : Didier Conrad pour les dessins et Jean-Yves Ferri.

La bonne nouvelle est que pour les dessins, Uderzo a trouvé son héritier voir son copier-coller, là-dessus on n’est pas dépaysé. Par contre côté scénario, aïe aïe aïe et encore aïe…

Inutile de jeter la pierre à Jean-Yves Ferri, il est très difficile d’écrire un scénario d’Astérix, alors un bon c’est quasiment impossible. René Goscinny était un génie, il a crée un univers génial, dont il est le maitre incrusté et dont Uderzo  a eu du mal à en avoir les clés quand on regarde les dernières aventures du petit gaulois.

L’erreur a été éditoriale voir idéologique, ou l’accord s’est plus centré à une espèce de  « A la recherche du nouveau Goscinny ». Ce dernier avait la faculté incroyable de faire du classique instantané, mais le bougre correspondait à son époque, ce qui n’est plus le cas d’Asterix, car aujourd’hui c’est la bande dessinée de grand papa.

De nos jours,  le politiquement correctement nous a interdit de prononcer ce terme, on préfère faire comme Tf1, c’est-à-dire que c’est du 7 à 77 ans, on brasse donc large et souvent on brasse rien. Hormis nous apprendre un nouveau mot « pictes », c’est en fait les irlandais de l’Antiquité, on n’apprend rien, et on oublie rapidement l’histoire. Certes c’est du Asterix, certes on retrouve tous nos personnages préférés, certes ça ressemble assez à l’album « Le grand fossé » (bon album 100% Uderzo), mais on a surtout l’impression que l’on ne raconte rien à part nous ingurgiter une madeleine Proustienne.  

Une question se pose alors : qu’est ce qu’une bonne succession ????  1) Nous débarrasser du poids du mort.  2) éviter le copier coller, mais chercher dans les fils spirituels de ce grand auteur et il y en a par exemple Arleston, qui a le gout de l’aventure, le savoir faire du tandem (un héros charismatique accompagné d’un guerrier béta et attachant). 3) Faire confiance à 100% au nouvel auteur.

Dans l’histoire de la bd, cet exercice à déjà porter ses fruits comme dans bons nombres de comics, Superman a 75 ans et les auteurs ont toujours quelques choses à dire, la série Throgal ne cesse de m’étonner et même si Van Hamme n’est plus aux manettes. Spirou a eu une très belle renaissance avec Tome & Janry à l’époque où l’on leur disait de ne pas faire du Franquin.

Après ses dernières aventures on peut se demander si Astérix n’est pas mort, des dernières aventures bandes dessinées que l’on oublie très rapidement des adaptations livres au cinéma assez foireuses.

Pourtant l’espoir existe via le film d’animation qui va sortir fin de l’année prochaine « Le domaine des dieux » et puis l’adaptation par Chabat au cinéma de « Astérix : mission Cléopâtre » qui donnait à notre célèbre gaulois des références culturelles voir pop d’aujourd’hui, et non plus des jeux de mots de Tatie Danielle. Donc oui malgré tout, je pense qu’Astérix peut renaitre.

 

Malgré le succès commercial, il s’agit d’une histoire d’Astérix que l’on oubliera très rapidement.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 16:10

 

Souviens-toi que, tout en ayant une nature mortelle et disposant d’un temps limité, tu t’es élevé grâce aux raisonnements sur la nature jusqu’à l’illimité et à l’éternité, et que tu as observé « ce qui est, ce qui sera et ce qui a été.

                                                                                                        Métrodore, lettre à Ménestrate

 

Ma critique :

 

A ma grande surprise, je conserve la même périodicité pour écrire une critique de la somptueuse série qu’est Murena, une critique tous les trois tomes. Et je peux dire que ce neuvième tome qui ouvre le troisième cycle était très attendu par les fans, Dieu seul sait à quel point…. Justement il est question de lui (Dieu je veux dire) dans ce volume, qui montre les premiers pas (très difficiles) du christianisme à Rome.

Ce phénomène est incarné par le célèbre apôtre Pierre (impossible de passer à côté, à plusieurs reprises il nous informe qu’il a renié le Christ par trois fois), dont le destin sera scellé dans ce tome. D’ailleurs, ce tome se prénomme « les épines », titre judicieux et à la symbolique des plus fortes dans la martyrisation des chrétiens avec une pointe (si je peux dire) d’ironie. Il n’y pas que pour Pierre que son destin s’accomplira, il le sera également pour les deux principaux gladiateurs de cette série. On ne peut que penser au « Trône de fer » dans la virtuosité des personnages à insuffler sur le Destin des autres protagonistes.

Les héros sont toujours au rendez vous est en grande forme. Les seconds rôles gagnent en épaisseur, les « guest stars » comme Sénèque sont bien utilisés, ses réflexions sont aussi riches que… contemporaines.

Question réalisation, c’est un énième sans faute, chaque mot, dessin, angle, réflexion est du grand  9ème Art.

Il faut quand même reconnaitre que c’est fascinant qu’un fils de Dieu et 13 apôtres ont ébranlé l’Empire roman au sommet de sa gloire et ses multiples dieux, et que cette BD amorce cette chute de façon aussi intelligente est un grand plaisir.

Enfin l’attente sera peut être encore plus longue, car le tome se termine sur la nouvelle rencontre déterminante entre Murena et Neron, digne d’un season final. On peut dire que ce tome s’inscrit dans l’ère du temps, car pour tout achat de l’œuvre matérielle, on bénéficie gratuitement de l’œuvre numérique, c’est une excellente initiative.

Un tome attendu, redouté et qui confirme à nouveau la place de cette saga dans le Panthéon de la bande-dessinée.

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