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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 19:00

 

Comment le jeune Oswald Cobblepot est il passé du statut d’enfant bien trop chéri par sa mère à celui de criminel le plus redouté de Gotham ? Aujourd’hui, l’empire du Pingouin vacille sous les derniers coups d’éclat du Chevalier Noir, mais autre chose semble occuper l’esprit d’Oswald. Une rencontre amoureuse, chose totalement inattendu pour cet homme que la Nature a plongé dès l’enfance dans une solitude absolue. Quelque chose qui rappellera au baron du crime les humiliations endurées par le petit Oswald. Cette sérénité soudaine saura-t-elle guérir l’âme noircie du redoutable Pingouin ? C’est ce dont Batman devra s’assurer.

 

Ma critique :

 

Ce comics est sorti aux alentours de cet été et il s’est niché dans ma pile de « livres à lire ». Le temps passe et il se retrouve en haut de cette pile, pour m’assainir un véritable uppercut.

Du Pingouin, je connaissais surtout la vision de Burton avec le film « Batman, le défi ». Après, Nolan avait fait l’impasse sur ce personnage avec la dernière trilogie, et il était bien utilisé dans le jeu vidéo « Batman Arkham city ».

J’avais cerné la personnalité du personnage, un « freaks » mais j’ignorais que c’était the King of Freaks. Pour les profanes, le Freaks c’est un terme désignant un « monstre » dans son apparence, qui a subi les moqueries et les fourberies d’êtres humains et qui finalement se révèle faire preuve de plus d’humanité que ces derniers. Parmi les plus célèbres on peut citer « Elephant Man », « Edward aux mains d’argent » « King Kong »…

Ce titre se concentre sur la relation ambigüe qu’entretient le Pingouin avec les femmes. Ce qui frappe est la grande noblesse de l’histoire. On entre directement dans l’âme du personnage, je n’avais plus connu cela depuis « la vie d’Adèle » et on a surtout droit à une leçon magistrale de scénario. Impossible de ne pas citer Gregg Hurwitz dont je pense ne pas avoir lu une de ses œuvres avant ce choc. Il a bien nourri son personnage de références presque Hitchcockienne, comme sa relation avec  sa mère qui est très semblable à celle de Norman Bates dans « Psychose » ou encore son amour particulier avec les volatiles de tout plume comme dans le film « Les oiseaux ».

Mais c’est surtout une déclaration d’amour à ce personnage, c’est un processus de rédemption, est ce que finalement l’amour peut sauver ce mal-aimé ? Est-ce que le Pingouin peut se sauver lui-même ? Traitement certes déjà utilisé dans la série « Nip/Tuck » ou encore le prequel d’Hannibal  « Le Dragon rouge », mais ici réalisé avec une telle maitrise et surtout une ironie noire. C’est justement sur une ironie des plus féroces, qu’après les cinq chapitres de la trame principale, qu’Urban Comics nous offre une petite nouvelle de très grande qualité avec « Rira bien … » de Jason Aaron, où une forme de rire continu, tantôt du Joker, tantôt de jeunes filles moqueuses  révélera la psyché  de ce personnage hors norme. Ne passez pas à côté à ce titre qui est un classique instantané de la culture de freaks.

 

Le cadeau de noël idéal à faire à un geek, no life, otaku, freaks à prix sympa.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 08:49

 

Broché : 608 pages

Editeur : Pocket (7 mai 2013)

Collection : Pocket Thriller

 

Quelques mots sur l’auteur :

Karine Giébel est née en 1971 dans le Var, où elle vit toujours. Depuis qu'elle sait tenir un stylo, elle écrit... Après une scolarité sans histoire où il lui arrive de s'ennuyer, elle poursuit des études de droit tout en s'essayant à divers boulots, pas toujours gratifiants mais souvent formateurs. Parallèlement, elle se lance dans l'écriture d'un polar et parvient à y mettre un point final. Son premier roman, Terminus Elicius (Editions la Vie du rail, 2004) reçoit le Prix Marseillais du Polar en 2005. Suivront Meurtres pour rédemption (Editions la Vie du rail, 2006, et réédité au Fleuve Noir en 2010) qui a été sélectionné pour le Prix Polar Cognac, Les Morsures de l'ombre (Editions Fleuve Noir, 2007) tour à tour lauréat du prix Intramuros, du prix SNCF 2009 et du prix Entre les murs, Chiens de sang (Editions Fleuve Noir, 2008) et Jusqu'à ce que la mort nous unisse (Fleuve Noir, 2009), Lauréat du Prix des Lecteurs au Festival Polar de Cognac. Juste une ombre est son dernier roman à paraître au Fleuve Noir.

 

Quatrième de couverture: Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard...

 

Ma critique

 

Je découvre Karine Giebel par l’intermédiaire de ce roman « Juste une ombre ». Je l’avais mis de côté après avoir lu plusieurs romans du même genre tel que celui d’Elisabeth Haynes au titre très proche « Comme ton ombre » ou encore celui de S.J. Watson « Avant d’aller dormir », romans très réussis.

Karine GIebel parvient à tirer son épingle du jeu avec ce roman.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, vous pouvez lire sans risque cet article puisque je ne révélerai aucune intrigue, le but étant que vous découvriez cette auteur.

Karine Giebel raconte l’histoire de Cloé, jeune femme belle, intelligente, en réussite professionnelle dont la vie va basculer en un instant suite à une mauvaise rencontre. Elle croisera le chemin de Gomez, flic intrépide et sombre, qui lui apportera son aide et sera le seul à la croire.

L’auteur maitrise à la perfection tous les fils du thriller psychologique. Malgré l’épaisseur du roman, on le lit quasiment d’une traite tellement l’histoire est prenante et que les rebondissements se multiplient.

Le scénario est bien ficelé et nous même peinons à savoir où se cache la vérité.

Les personnages, par moment si détestables, sont paradoxalement attachants.

Pour finir, la fin du roman vaut le détour et les dernières pages sont époustouflantes.

Ce roman réussit à nous épuiser nerveusement et nous plonge nous-mêmes dans cet univers oppressant.

 

Karine Giebel signe ici un excellent thriller psychologique à la fois intelligent, angoissant et captivant. Je suis bien heureuse d’avoir découvert cette auteur et ne vais pas tarder à entreprendre la lecture de ses autres romans.

 

Extrait du roman :

« Trois heures de sommeil, c’est court. Bien trop court. Obéir malgré tout à l’injonction barbare du réveil. Se doucher, se maquiller, se coiffer, s’habiller.

Faire comme d’habitude, même si Cloé pressent que rien ne sera plus jamais pareil.

Aucune raison, pourtant. Une péripétie parmi d’autres, sans conséquences.

Alors pourquoi ce sentiment étrange et inédit ? Pourquoi cette petite voix qui lui chuchote que sa vie vient de changer ? A jamais. »

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:45

 

Perdus dans le Monde des Limbes et confrontés à une menace terrifiante, cinq enfants vont devoir apprendre à se battre… Seuls.

 

Ma critique :

 

La saison des blockbusters de la bd a officiellement commencé pendant cette période de fêtes, et donc tous les grands éditeurs sortent le nouvel opus de leurs grandes séries.Comme l’année dernière, l’éditeur va afficher des chiffres de ventes dingues, le lecteur sera aux anges et leur porte monnaie va saigner…

En même temps que le tome 3 de « Zombillenium » et en attendant le tome 9 de » Lady.sS», Dupuis nous offre la 8ème aventure de Seuls que j’ai dévoré le jour de sa sortie.

Je vais commencer par une sorte d’aveu, les romans « jeunesse/ado » ce n’est vraiment pas mon truc, les sagas de type « Harry Potter », « Hunger games » ou encore « Twilight » me sont passées par-dessus. Je pense aussi que le catalogue Dupuis est en forte déclinaison et fait plutôt dans la bd à papa voir à grand père, mais voilà ils ont la licence « Seuls ».

C’est vraiment à mes yeux leur série phare, qui a le mérite d’être de genre, populaire, intergénérationnel le et de grande qualité.

Depuis quelques tomes, le mystère a commencé à s’atténuer, et on comprend que l’on est dans un concept similaire à la fin de la série Lost et paradoxalement à ce que l’on pourrait croire, cela ouvre plein de portes  des plus intéressantes.

On retrouve nos amis en mauvaise position, prisonniers d’un clan où ils devront participer à des jeux extrêmes pour gagner une liberté des plus relatives. Alors oui ça ressemble à du « Battle royale » ou encore à « Hunger games », où l’on dénonce cette doctrine libérale qui est un mix odieux entre l’individualisme et « The Show Must Go On ».

J’ai été parfois un peu gêné de voir cette série à succès qu’est « seuls » surfer sur la vague du moment , mais sur ce terrain, ils arrivent à sortir leur épingle du jeu. Les jeux sont originaux et puis les rapports entre personnage sont bons, certains se rapprochent. Ils osent sortir des vannes entre eux et le tout fait que l’on s’attache toujours davantage à ces personnages.

Il est difficile de créer un héros, souvent il se fait piquer la vedette par le méchant, comme dernièrement Thor, mais créer un héros torturé pré-ado en la personne de Dodji, c’est un véritable miracle. Donc je lance un appel à une figurine Dodji…..

Une fois de plus, on retrouve l’ambiguïté des rapports entre les enfants dans un monde sans adulte, et on retrouve toujours la petite planche sur la théorie de la mythologie.

« Seuls », bref une fois de plus c’est un exemple de maîtrise.

 

Un grand tome, un petit miracle de Dupuis, et surtout un grand merci aux auteurs  Gazzotti et Vehlmann.

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 16:53

Poche : 272 pages

Editeur : Actes Sud (3 Octobre 2012)

Collection : Label

 

Description de l’ouvrage : Désirée la bibliothécaire et Benny le paysan se sont rencontrés dans Le Mec de la tombe d'à côté. Elle dévore les livres comme les produits bio, lui élève des vaches et n'imagine pas qu'on puisse lire "de son plein gré". Leur histoire d'amour n'est donc pas simple, mais ils s'accordent trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si ça ne marche pas, c'est terminé pour toujours. Sinon...

 

Ma critique :

 

« Le caveau de famille » est la suite directe du roman « Le mec de la tombe d’à côté », roman pour lequel j’avais eu un réel coup de cœur. Le mot qui revenait le plus au sein de l’article consacré au premier opus était « tendresse » et malheureusement je ne réitére pas cette intention au sein de cet article consacré au second tome.

A la fin du premier roman, Katarina Mazatti donnait une chance à ses protagonistes de se retrouver puisque ces derniers se sont accordés trois essais pour avoir un enfant ensemble. Le second roman commence donc avec cet « arrangement ».

Arrêtez ici la lecture de cet article si nous n’avez pas encore lu « Le caveau de famille » puisque je vais en révéler le contenu.

La relation entre Désirée et Benny est toujours aussi particulière et l’auteur décrit avec humour et affection le combat qu’ils mènent pour former un couple et une famille.

La lecture du roman est toujours aussi aisée et fluide. Katarina Mazetti a choisi de répéter la structure du premier roman en donnant la parole à un personnage par chapitre.

Malheureusement, la comparaison entre les deux tomes s’arrête là. Autant le premier roman était d’une grande fraicheur, autant celui-ci est beaucoup plus sombre voir même déprimant. Les clichés énumérés sans relâche et avec humour  par l’auteur dans « Le mec de la tombe d’â côté » plombe ici complètement la romance des deux personnages.

Je trouvais Benny d’une maladresse touchante dans le premier tome, je le trouve ici lâche et égoïste. C’est au final lui qui essaye et parvient à changer Désirée en la femme qu’il souhaitait en passant complètement outre ses aspirations et ses désirs. On en arrive à éprouver une forme de pitié envers « la crevette » et malheureusement cela peut, selon moi, avoir un côté dérangeant. Désirée se transforme, au fil de la lecture, en une femme au foyer, enchainant les enfants et travaillant à la ferme.  Le personnage de Désirée se retrouve en souffrance (malgré tout l’amour qu’elle porte à sa famille) et s’éteint finalement peu à peu…  

Bien sur, l’amour qui les unit est beau et leur famille est touchante mais je regrette cette direction même si Katarina Mazetti donne malheureusement une vision assez réaliste du rôle de la femme au sein d’un foyer familial.

 

Un deuxième tome qui perd en légèreté même si l’on prend du plaisir à retrouver notre couple improbable.

 

Extrait du roman :

Désirée

« Je me suis réveillée avec l’odeur de Benny sur l’oreiller. Du savon, avec quelques touches de foin, d’huile de moteur et de café, et de la bouse de vache en note de tête. Pour paraphraser les pubs de parfums. Ce jour-là était tellement étrange .Comme si j’étais sortie de ma vie et m’étais postée un peu plus loin. Mes pensées n’étaient que des griffonnages dans la marge, je faisais en quelque sorte l’école buissonnière loin de mon existence toute tracée, prévisible et somme toute assez agréable. Car c’était un fait. J’étais obligée de me mettre en parenthèses, de me figer au milieu du pas, jusqu’à ce que cette chose inouïe soit réglée. Si je tombais enceinte, nous serions forcés de tout reconsidérer et de redessiner la carte. Et si je ne tombais pas enceinte, tout n’aurait été que du business as usual et rien de particulier ne se serait passé ».

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Published by Nana - dans Roman
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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 20:31
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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 20:20

 

Date de sortie : 22 Août 2001

 

Réalisé par Tim Burton

Avec Mark Wahlberg, Tim Roth, Helena Bonham Carter …

 

Synopsis : En 2029, un groupe d'astronautes entraîne sur la station orbitale Oberon des singes pour remplacer l'homme dans des explorations spatiales à haut risque.
Suite à la réception d'étranges signaux, les astronautes envoient le chimpanzé Pericles afin d'en connaître l'origine. Toutes les communications entre le primate et la station sont subitement interrompues et le vaisseau disparaît des radars. Désobéissant à ses supérieurs, Leo Davidson embarque dans un des vaisseaux expérimentaux pour aller porter secours à Pericles.
Tout comme lui, il perd le contrôle des commandes et s'écrase dans les marais d'une forêt tropicale. L'intrépide pilote voit alors un groupe d'humains affolés foncer droit sur lui, et se fait capturer par des chimpanzés parlants. Qu'est-il arrivé sur cette planète pour que des singes en viennent à dominer la race humaine ?

 

Allociné Note Presse : 3.2/5 ; Allociné Note Spectateurs : 2.8/5 (13 614 notes)

 

 

Ma critique :

 

En cette période d’Halloween, un bon cinéphile mettrait un film de Tim Burton, c’est mon cas, et un mec barré mettrait le film le moins Burtonien «  La planète des singes », c’est également mon cas. 

Cette œuvre de commande a pour  but de relancer une franchise qui était six pieds sous terre depuis quelques décennies, mais également de se faire un paquet d’argent pendant l’été 2001. Au niveau du box office français, il était proche des 4 millions d’entrées, par contre une pluie de critiques négatives lui est tombée dessus, car on n’y trouvait pas la patte de l’auteur pour les pros burton, mais 12 ans après que peut- on vraiment penser du film ?

Plutôt du bien, il est efficace malgré un scénario assez calqué sur le mythe de Spartacus, comme ce fut le cas d’Avatar avec la légende de Pocahontas, sa scène de bataille épique, que l’on faisait avant que Peter Jackson mette une claque à tout le monde.

Un casting de folie Mark Wahlberg, Tim Roth, Helena Bonham Carter, Paul Giamatti, dont la plupart sont méconnaissables et pour cause grâce aux maquillages des plus réussis pour jouer ses singes et ses  gorilles, ce qui en fait un film « old school » des plus réussis,  et pour cause c’était avant le tout numérique.

Au risque d’être provocateur, je dirai que le film alternait un côté vintage avec un coté avant-gardiste, je m’explique, en 2001 ma culture au niveau des univers parallèles, des relaunch avec son champs de possibilités était limitée. Le défaut de ce genre pour bien l’apprécier est qu’ il faut avoir quelques bagages de  lecture Dc comics ou de visionnage de « Lost » et « Heroes » et surtout des premiers films de cette saga pour en apprécier l’ironie de la dernière scène.

Pour terminer, pour un blockbuster, l’ironie qui s’écoule tout le long du film a le mérite ne pas s’adresser uniquement aux adolescents de 15 ans et surtout de ne pas nous prendre pour des cons.

 

Un blockbuster impersonnel qui a finalement pas mal de charme.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 14:11

 

Broché : 768 pages

Editeur : Hachette Black Moon (2 Novembre 2011)

Collection : Black Mooen

 

L’histoire : 9 septembre 2012, Manhattan. Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. À peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam Pollack et Liz Mc Geary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe. Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. Tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S'ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient. Quels que soient leur âge et leur couleur de peau. Grace, la propre fille de Sam Pollack, est concernée. Concerné aussi, un certain Stanley Cooper, président sortant des États-Unis, qui a caché à l'électorat son insuffisance cardiaque pour accéder au pouvoir… La cavale sans fin de ceux qu'on appelle les Death Walkers, les marcheurs de la mort, ne fait que commencer.

 

Ma critique : 

 

Je découvre Frédéric Mars par ce roman « Non stop ». Cet auteur a également écrit le roman « Le manuel du serial killer », écrit très bien côté du niveau des critiques.

J’ai un avis mitigé à l’encontre de « Non stop ». C’est un livre très ambitieux mais qui, pour ma part, ne m'a pas réellement captivée en tout cas pas comme j’aurais du l’être surtout au vu des nombreuses critiques dithyrambiques.

Frédéric Mars aborde ici le terrorisme et les bouleversements opérés par les Etats-Unis après l’attentat du 11 Septembre 2001.

Je reconnais que ce livre est bien écrit et bénéficie d’une très bonne documentation. Frédéric Mars a un style d’écriture percutant et le livre ne souffre pas spécialement de longueurs.

L’auteur nous délivre un regard tout à fait pertinent sur la situation géopolitique actuelle et ancre ses écrits dans une réalité surprenante. Le président du livre « Stanley Cooper » fait évidemment penser à Barack Obama. L’inauguration de la Tour de la Liberté, dix ans après le drame, nous rappelle toute la souffrance et la fierté des américains et il est intéressant de voir la dualité entre la NSA et le FBI et l’ampleur des technologies utilisées pour lutter contre le terrorisme.
La réalisation de cet terrible attentat fait également froid dans le dos car on a réellement l’impression que cela pourrait être possible.

Malgré tous ces points forts, et c’est mon principal regret, je n’ai pas ressenti de tensions ou d’excitation à la lecture du roman.
Beaucoup de critiques comparent le style du roman à la série « 24 heures ». Je ne pourrais confirmer ou infirmer cette comparaison puisque je n’ai pas encore débuté cette série.

Il est vrai que l’action ne quitte pas le livre et que le rythme est soutenu mais je n’ai pas ressenti d’attachement spécial aux personnages que se soit le  flic et papa aimant Sam ou encore sa fille Grace et malheureusement cela n’aide pas à entrer dans le livre.

Je regrette également que l’on ne voit cet attentat que sous l’angle des services de l’ordre ou celui de la politique, on ne se met que très rarement dans la peau des « marcheurs » et cela est pour un grand manque du roman.  

Ma lenteur pour lire ce roman est assez significative puisque je l’ai lu en plus d’un mois. Or, pour un roman dont le suspens est le principal atout, c’est plutôt mauvais signe.

Pour finir, je soulignerai que le scénario de ce roman pourrait donner lieu à une excellente adaptation que se soit série ou film.

 

Fréféric Mars signe un roman efficace et bien pensé mais pas assez captivant de par l’orientation du livre et un côté brouillon qui nous perd au fil des pages. Je m’attendais à mieux.

 

Extrait du roman :

 

Adrian Salz ne se le fit pas dire deux fois et décrocha le combiné sécurisé STE posé à même la table basse, finement marquetée. Juste à côté traînait le Morning Book du jour, synthèse quotidienne des principaux organismes de renseignements de l’Union, qui avait été édité quelques minutes avant l’incident new-yorkais. Et qui n’en faisait donc aucune mention.

- Jefferson ? Salz. Où en est-on ?

A ce niveau, pas de secondes à perdre ni de courbettes auxquelles se plier.

Il hochait doucement la tête. Un teint cireux souligne soudain la couleur violine des poches qu’il arborait en permanence sous les yeux.

Il se figea :

- Ces informations sont cent pour cent fiables ?

- Nom d’un chien, qu’est-ce qui se passe, Addy ?

Le chef de cabinet raccrocha avec une fébrilité inhabituelle. Il soupira juste assez longtemps pour alarmer ses deux interlocuteurs…

- Addy ?

- Il y a eu une autre explosion inexpliquée à Houston. Et encore une autre a New York, monsieur le président. La troisième en à peine plus d’une heure.

Aucun d’entre eux n’avait besoin d’une explication de texte. Deux  faits de ce genre, presque simultanés, et l’on pouvait encore croire à un accident, une fâcheuse coïncidence. Trois, et plus aucun doute ne subsistait : il s’agissait d’actions concertées. D’une attaque.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 16:55

 

Pour leur retour, Astérix et Obélix voyagent dans l’actuelle Écosse. Désopilante, l’aventure gauloise est menée par un duo d’auteurs inédit dopé à la potion magique. Port du kilt recommandé.

 

Ma critique :

 

Cocorico !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Les chiffres sont tombés, le petit moustachu dopé à la potion magique à eu raison du métrosexuel  à tendance masochiste : Christian Grey. Il s’est vendu en effet plus d’albums de la dernière aventure d’Astérix que de romans de « 50 nuances de Grey ».

Après 8 ans d’absence, que vaut vraiment le dernier Astérix ?????  Après le quasi suicide artistique d’Uderzo avec l’album « Le ciel lui tombe sur la tête » (titre des plus prophétiques)  et une longue bataille juridique, il a été sagement décidé de placer Asterix et Obélix pour leur avenir artistique chez deux autres papas : Didier Conrad pour les dessins et Jean-Yves Ferri.

La bonne nouvelle est que pour les dessins, Uderzo a trouvé son héritier voir son copier-coller, là-dessus on n’est pas dépaysé. Par contre côté scénario, aïe aïe aïe et encore aïe…

Inutile de jeter la pierre à Jean-Yves Ferri, il est très difficile d’écrire un scénario d’Astérix, alors un bon c’est quasiment impossible. René Goscinny était un génie, il a crée un univers génial, dont il est le maitre incrusté et dont Uderzo  a eu du mal à en avoir les clés quand on regarde les dernières aventures du petit gaulois.

L’erreur a été éditoriale voir idéologique, ou l’accord s’est plus centré à une espèce de  « A la recherche du nouveau Goscinny ». Ce dernier avait la faculté incroyable de faire du classique instantané, mais le bougre correspondait à son époque, ce qui n’est plus le cas d’Asterix, car aujourd’hui c’est la bande dessinée de grand papa.

De nos jours,  le politiquement correctement nous a interdit de prononcer ce terme, on préfère faire comme Tf1, c’est-à-dire que c’est du 7 à 77 ans, on brasse donc large et souvent on brasse rien. Hormis nous apprendre un nouveau mot « pictes », c’est en fait les irlandais de l’Antiquité, on n’apprend rien, et on oublie rapidement l’histoire. Certes c’est du Asterix, certes on retrouve tous nos personnages préférés, certes ça ressemble assez à l’album « Le grand fossé » (bon album 100% Uderzo), mais on a surtout l’impression que l’on ne raconte rien à part nous ingurgiter une madeleine Proustienne.  

Une question se pose alors : qu’est ce qu’une bonne succession ????  1) Nous débarrasser du poids du mort.  2) éviter le copier coller, mais chercher dans les fils spirituels de ce grand auteur et il y en a par exemple Arleston, qui a le gout de l’aventure, le savoir faire du tandem (un héros charismatique accompagné d’un guerrier béta et attachant). 3) Faire confiance à 100% au nouvel auteur.

Dans l’histoire de la bd, cet exercice à déjà porter ses fruits comme dans bons nombres de comics, Superman a 75 ans et les auteurs ont toujours quelques choses à dire, la série Throgal ne cesse de m’étonner et même si Van Hamme n’est plus aux manettes. Spirou a eu une très belle renaissance avec Tome & Janry à l’époque où l’on leur disait de ne pas faire du Franquin.

Après ses dernières aventures on peut se demander si Astérix n’est pas mort, des dernières aventures bandes dessinées que l’on oublie très rapidement des adaptations livres au cinéma assez foireuses.

Pourtant l’espoir existe via le film d’animation qui va sortir fin de l’année prochaine « Le domaine des dieux » et puis l’adaptation par Chabat au cinéma de « Astérix : mission Cléopâtre » qui donnait à notre célèbre gaulois des références culturelles voir pop d’aujourd’hui, et non plus des jeux de mots de Tatie Danielle. Donc oui malgré tout, je pense qu’Astérix peut renaitre.

 

Malgré le succès commercial, il s’agit d’une histoire d’Astérix que l’on oubliera très rapidement.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 17:44

 

Série renouvelée – Saison 2 débute en 2014

Créée en 2013

Avec Finoa O’Shaughnessy, Alexandra Roach …

 

Synopsis : "Utopia" est une bande-dessinée légendaire sur laquelle plane le mystère. Mais quand Ian, Becky, Grant et Wilson, un petit groupe de personnes qui n'avaient jusqu'alors aucun lien, se retrouvent chacun en possession d'un exemplaire original du manuscrit, leurs vies basculent soudainement et brutalement. Immédiatement pris pour cible par une impitoyable organisation meurtrière connue sous le nom du Network, les membres du groupe, terrifiés, n'ont plus qu'une seule solution s'ils veulent survivre : courir !

 

Allociné Note Spectateurs : 4.3/5 (389 notes)

 

 

Ma critique :

 

Vendue comme une série geeks, avec des geeks et sur les geeks lors d’une émission télé sur Itélé, cette série britannique de six épisodes se trouvent être autre chose…

Certes les personnages sont geeks : une fan de comics, un informaticien, un hacker qui se rencontrent sur un tchat, ainsi que quelques personnages bien « borderlines ». Il y a aussi pas mal de clins d’œil aux comics indépendants britanniques en particulier au début et en particulier « Watchmen».

Même si on cherche la bible du comics qui a pour nom : Utopia, le véritable genre de cette série est le thème de la théorie du complot, avec sa paranoïa de tous les instants. Ce n’est pas vraiment mon genre de prédilection et la série qui a pour moi le mieux maitrisé ce genre des plus complexes est la série « X-files ».

On ne peut néanmoins dénigrer cette série, car des qualités elle en a, comme la musique de son générique, son éclairage, sa lumière que l’on a vu dans aucun film ou série à ce jour. C’est également très bien joué, les actes des « méchants » sont loin d’être ridicules, à l’heure où les blockbusters n’osent plus mettre une goute de sang ou une fille dénudée. Ici, on se lâche avec des balles dans la tête.  

Mention spéciale à Arby, qui est un super psychopathe, qui a le mérite de faire dans l’originalité dans un genre qui sent la saturation.

Mais malgré tout cela, je ne suis pas rentré dans cet univers, qui par moment m’a semblé hermétique, et finalement j’ai toujours eu une appréhension en mettant l’épisode suivant. Malgré cette réticence, je pense regarder la saison 2 de cette série très décalée car on y verra la comédienne Rose Leslie, la copine rousse de Jon Snow.

 

Une série que je conseille plus aux fans de la théorie du complot qu’aux geeks.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:21

 

Date de sortie : 9 octobre 2013

Réalisé par Abdellatif Kechiche

Avec Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos …

 

Synopsis : À 15 ans, Adèle ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve...

 

Allociné Note Presse : 4,7/5 ; Allociné Note Spectateurs : 3,6/5 (890 notes)

 

 

Ma critique :

 

Le film le plus attendu de l’année arrive enfin en France, auréolé d’une palme d’or en trois exemplaires destinée  à Abdellatif Kechiche, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux : une première, ainsi qu’une grosse polémique qui a fait couler énormément d’encre, verdict. ..

Avant toute chose, le film est une adaptation très libre, de la magnifique bande dessinée « le Bleu est une couleur chaude » de Julie Maroh dont une critique figure sur ce blog. L’émotion est donc différente, car la bd était davantage un hymne à tolérance et que le film est plus axé sur une histoire d’amour forte, trop forte….

Film de Kéchiche oblige, on assiste davantage à un film de directeur d’acteurs où plutôt d’actrices qu’à un réalisateur qui a le sens d’image, celui-ci est principalement constitué de plans serrés.

Adèle Exarchopoulos se révèle être l’actrice  « Kechichienne » par excellence dans son éducation sentimentale, dans son amour des mots, comme ceux de Marivaux, son coming-out de glouton, Adèle mange de tout, enfin presque tout et surtout son corps véhicule tous ses sentiments que se soit dans la danse ou le sexe. Mais surtout elle en n’a pas le défaut principal « pipelette » de ses précédents films.

Malgré le style épuré et qu’il s’agit d’un amour homosexuel, ce qui peut freiner bon nombre de spectateurs, il s’agit d’une très grande histoire d’amour, du genre impossible, qui nous dépasse. Kechiche a très bien compris que ce qui compte dans une histoire d’amour, c’est de savoir comment les gens s’aiment, comment Adèle et Emma s’aiment.

Je vais citer quelques exemples de magnifiques trouvailles  dans le film, il y a la fameuse scène de la rencontre entre ces deux filles où tout bon lillois aura reconnu que celle-ci se déroule près de la station de métro des beaux arts à Lille. Scène quasi muette, rythmée par les premières notes d’un « tam tam » de la chanson « I Follow Rivers » de Lykke Li, que l’on retrouvera dans un moment de grâce, lors de l’anniversaire des 18 ans , où la communion entre les pensées d’Adèle et celle du spectateur seront en osmose, et enfin lors de la dernière image du film.

J’aimerai aussi parler de la scène du premier baiser, où le temps est suspendu, où ce moment inévitable s’éternise dans une grande sérénité : entre morceaux de jambon, clopes et regard vers le ciel.

Bref, vous l’avez compris Adèle est un personnage romantique et romanesque que se soit dans ses songes, son mal-être. Elle fait partie de ses rares personnages féminins qui ont la particularité d’être troublantes quand elles sont troublées. Même si le fameux chapitre deux s’éloigne de la bd ,elle en conserve son âme car ne l’oublions pas le bleu est une couleur chaude, et on le verra dans la scène de la plage ou encore celle de la reconquête de son amour où elle s’habillera d’une robe bleue.

La superbe bonne idée que Kechiche a eu dans ce film est que les gouts de ses héroïnes s’opposent totalement : Adèle aime la littérature et les langues vivantes, Emma c’est le contraire, c’est l’art et la philosophie ou encore cette dernière affectionne les huitres qui sont la hantise (quais freudienne) d’Adèle. Finalement tout les oppose et  les rassemble malgré tout. Cette union est visible dans les scènes de sexe où le désir s’exprime, les corps se lâchent et s’épuisent et où elles s’abandonnent dans une jouissance communicative. Ce qui en fait de très belles scènes de sexe.

Pour terminer le film commence par son entrée frontale où Adèle sort de chez elle et se terminera dans le dos d’Adèle au coin d’une rue. Entre les deux, le cinéphile aura la rétine marqué à vie par ce personnage et ce film hors norme.

 

Un choc émotionnel.

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Published by Ryo - dans Cinéma
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