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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 09:17

 

Poche : 576 pages

Editeur : POCKET (3 Octobre 2013)

Collection : Pocket

 

L’histoire du livre :

Dans leur téléphone, il y avait toute leur vie…
New York. Aéroport Kennedy.
Un homme et une femme se télescopent. En ramassant leurs affaires, Madeline et Jonathan échangent leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.

 

Ma critique :

 

Guillaume Musso a une qualité indéniable : la curiosité. Il aime mélanger les genres dans ses romans : comédie romantique, drame, policier ou encore fantastique.

L’autre qualité de Musso se trouve dans son style d’écriture. Je ne me suis, à l’heure actuelle, jamais ennuyée dans la lecture d’un de ses romans.

Dans l’appel de l’ange, l’auteur s’attaque à son sujet de prédilection en narrant l’histoire d’amour qui va naitre entre deux personnages. Deux personnages qui n’ont en apparence rien en commun et qui sont même, au premier abord, assez désagréables. Cette histoire va naitre sous fond d’une histoire policière particulièrement lugubre.

Arrêtez bien entendu la lecture de cet article si vous n’avez pas encore lu le roman.

Ce mélange de genre crée la surprise pour le lecteur. On se demande tout de même où l’auteur souhaite nous emmener. Aussi bien dans « Demain » tout était clair, crédible et s’acheminait avec fluidité. Dans « l’appel de l’ange », j’émets davantage de réserves.

J’ai pris du plaisir à la lecture mais en remarquant tout de même que certaines intrigues étaient assez grotesques. En effet, elles viennent se mêler les unes aux autres sans réel cheminement : le meurtre commit par Francesca, l’agression de La Tulipe ou encore l’apparition du trafic de drogue ou de la protection de témoin… Tout cela ne s’enchainent pas toujours très bien et nous fait perdre le fil de l’histoire.

La réussite de l’histoire se situe davantage dans la rencontre des deux personnages qui, tout deux, révéleront bien des surprises. Toutefois, j’émets encore quelques réserves sur le côté « bourru » de ces deux personnages. Madeline est tout de même par moment sacrément désagréable et on peut  ressentir des difficultés à s’attacher à son personnage. Ces réserves se sont heureusement envolées au fil de l’histoire.

Les rebondissements sont toujours de rigueur avec Guillaume Musso et la fin est encore une fois surprenante.

Je souligne également une autre force de Guillaume Musso dans la description des décors. Il nous donne très envie de vivre dans certains quartiers très prisés de New-York ou de tenir une boutique de fleurs à Paris.

Pour finir, j’aimerai souligner la remarquable culture littéraire de Guillaume Musso, qui à travers ces petites citations de début de chapitres retrace un véritable parcours littéraire qui peut s'étirer, dans ce roman, de Stieg Larson (« Millénium »), Claudie Gallay, Carlos Ruiz Zafon à Marguerites Yourcenar ou encore Guy de Maupassant.

 

Un bon roman de Guillaume Musso mais aux intrigues un peu confuses.

 

Extrait du roman :

[…] Elle se contorsionna pour décrocher l’appareil et le porter à son oreille lorsque…

Madeline et Jonathan se percutèrent de plein fouet. Théière, pomme, sandwich, bouteille de Coca, verre de vin : tout vola dans les airs avant de se retrouver sur le sol.

Surpris par le choc, Charly lui-même laissa tomber son plateau et se mit à pleurer. Quelle conne ! s’agaça Jonathan en se relevant avec difficulté.

- Pouvez pas regarder où vous foutez les pieds ! cria-t-il.

Quel abruti ! s’irrita Madeline en reprenant ses esprits.

- Ah ! parce que c’est ma faute en plus ? Faut pas inverser les rôles, mon vieux ! lui tint-elle tête avant de récupérer sur le sol son téléphone, son sac et ses clés.

Jonathan se pencha vers son fils pour le rassurer, ramassant le sandwich protégé par un emballage en plastique ainsi que la bouteille d’eau et son portable.

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Published by Nana - dans Roman
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 15:30

 

Hakuryû-kai, le plus grand clan Yakuza du Japon, a chargé Kim Ban Phuong et sa bande d’assassins étrangers d’éliminer la Sun Ken Rock Team. Yumin ayant été énlevée, Ken et ses hommes se précipitent au repaire de Ban Phuong et parviennent à remporter les trois premiers combats. Qui sera le prochain adversaire ? Ban Phuong, le seul homme à jamais avoir battu Ken ? Préparez-vous à un nouveau coup d’accélérateur dans l’histoire de cette guerre de l’immobilier coréen !

 

Ma critique :

 

Sun ken Rock fait partie des « seinens » les plus pêchus, les plus fun du moment de part sa générosité et son côté hybride. Il est en effet vraiment difficile de l’enfermer dans une case. Et c’est tant mieux car il est à la fois drôle, coquin, amoureux des années 80, instructif sur la culture coréenne (économie et culinaire), tout en abordant le genre du gang et du « fight ».

Il réussit là où le manga « Enfer & Paradis » paraissait par moment « brouillon » dû à son côté « too much ». Certes, il y a également du « too much » dans cette série mais on est plus indulgent étant donné que c’est dans les petites histoires annexes. 

Dans le résumé, il est annoncé un tome de « fight », finalement pas tant que cela étant donné que l’on se retrouve plus dans l’attente du dernier combat, avec le dernier boss. Cette légère oisiveté est surtout l’occasion de placer un climat de taille qui va redistribuer les cartes dans les rapports entre les protagonistes.

Le grand « secret/mensonge » va enfin éclater au grand jour. Néanmoins, dans les deux derniers chapitres de ce volume, commence le fameux combat contre les deux boss et ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un combat aussi intense et épique dans un manga.

« Sun ken rock » est décidément le seinen le plus fun !!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Published by Ryo - dans Mangas
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 19:51

 

Date de sortie : 18 Février 1998

Réalisé par James L. Brooks

Avec Jack Nicholson, Helen Hunt, Greg Kinnear …

 

Synopsis : Melvin Udall, un écrivain misanthrope, écrit à la chaîne des romans sentimentaux qui comblent son sens pervers de l'autodérision et lui permettent de vivre confortablement. Sa vie est réglée comme du papier à musique, il évite le contact humain hormis celui de Carol Connelly, une jeune mère célibataire, serveuse dans un restaurant où il prend ses repas.
Un jour, Simon Bishop, son voisin, artiste gay, est défiguré par deux voyous, le fils de Carol tombe malade et Melvin hérite du chien de Simon pendant son séjour à l'hôpital. Sa vie en est toute bouleversée.

 

Allociné Note Spectateurs : 3.7/5 (5542 notes)

 

 

Ma critique :

 

Le temps passe et on se surprend à remarquer que certains films ont déjà quinze ans au compteur. « Pour le pire et le meilleur » fait partie de ces films là. Le revoir en 2013 confirme d’un part que le film a bien vieilli mais surtout que c’est un film précurseur dans le renouveau de la comédie.

 A l’heure où le cinéma français nous bombarde de comédies françaises qui se résume à une succession de sketchs plus ou moins drôles, qui se termine essoufflé au bout d’une heure trente et où surtout les personnages sont fades, car on ne joue que des stéréotypes noyés dans le néant de la caricature.

Pour ce film qui est tout l’inverse et qui annoncera par la suite toute la veine des comédies de Judd Apatow, la colonne vertébrale est le personnage. Le parcours initiatique du personnage, sans l’objectif débile de faire rire le spectateur toutes  les dix minutes avec un jeu de mot surgelé de Ruquier. Et bien souvent le thème est qu’il il s’agit d’un personnage en mal avec la société d’aujourd’hui, ses dérives et ses rapports avec autrui et où souvent on dénonce le conformisme : « Young adult » « 40 ans toujours puceau », « mes meilleures amies »…..

Là où le film est avant-gardiste, c’est que le héros du film est un maniaco dépressif. Il a donc un très gros problème relationnel avec autrui : contre-balance parfaite d’une époque où la communication est reine, où s’exprimer comme il se doit (et non bien s’exprimer) est vital dans le monde de la bien-pensance.

On a donc assisté par la suite dans les années 2000-2010 à une galerie de personnages entre l’autisme et la misanthropie : Dr house, Lisbeth (« Millenium »), Monk, Carrie (« Homeland ») pour terminer avec «Hapiness Therapy ». Je cite précisément ce film, car il est un reflet direct de « Pour le pire et le meilleur » :  la maladie «sociale » du héros, le fait que le film flirte avec le genre de la comédie romantique, la quête pour devenir meilleur et trouver une rédemption dans l’Amour…

En plus d’être la dernière pierre de Rosette de la comédie US, il faut souligner la performance des acteurs justement récompensée, avec un Jack Nicholson en très grande forme, où il est un dernier acteur à avoir un « visage paysage », un simple mouvement de sourcil exprime une généreuse nuance d’émotions. Pour Helen Hunt, je suis un peu plus réservé, je la trouve par moment dans le sur-jeu dans son personnage de jeune femme trop sympa en mère dévouée. Par contre, à ma grande surprise, le petit chien qui joue dedans est vraiment très fort et il a surement livré la performance de sa vie étant donné l’âge du film aujourd’hui….

 

La pierre angulaire des bonnes comédies US.

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Published by Ryo - dans Cinéma
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 17:35

 

Le Chevalier Bragon est le tome 4 d’Avant la quête, le deuxième cycle de La Quête de l’oiseau du temps ; avec cet album, Serge Le Tendre, Régis Loisel et Vincent Mallié concluent la partie consacrée au fameux personnage du Rige… Magie et mystère au rendez-vous !
Ce quatrième volet d’Avant la quête s’ouvre en pleine forêt, sur le territoire du Rige, au cœur d’un monde de magie et de mystère. Bragon a été choisi pour devenir l’élève du légendaire guerrier. Il espère ainsi accéder au statut de chevalier et, alors, gagner le cœur de la princesse Mara. Mais Bragon s’expose à de grands dangers en tentant d’affronter le redoutable prédateur. Celui-ci n’a d’ailleurs aucune pitié pour son élève… À l’issue de la confrontation, la vie de Bragon va basculer.
Cet album est le 4e d’Avant la quête, le deuxième cycle de La Quête de l’oiseau du temps, la série culte d’heroic fantasy : magie, mystère, combats et amour…

 

Ma critique :

 

Il fut un temps où tous les ans, le cadeau de noël fut le dernier Disney, invitation réussie dans un monde imaginaire propice aux fêtes de fin d’année. Puis,  ce fut la saga du « seigneur des anneaux » qui a hérité de cet avantage. A l’heure où « le Hobbit : la désolation de Smaug » remporte un succès moindre que de ses prédécesseurs sur le plan des critiques, le salut viendrait t-il du dernier tome de la Quête de l’oiseau du temps ?

Saga de qualité, culte mais pas vraiment populaire, j’avoue l’avoir découvert totalement par hasard lors de mes années universitaires. La base de cette série, ce sont deux grands auteurs dont  j’admire le travail : Loisel (« Magasin général », « Peter Pan ») et Le Tendre. Je pense que ce sont les deux grandes armes de destruction massives du manga et du comics. Pourquoi cela ? Tout simplement parce qu’ils élèvent la bande dessinée à son meilleur niveau, au rang d’Art. Pour les profanes, je dirai pour vous convaincre que c’est le « Star Wars » de la bande dessinée dans le genre « Fantasy ».

Les grands thèmes traités sont la « mythologie », le Destin et l’héroïsme. Comme dans la saga de Georges Lucas, il y a deux trilogies mais ici une trilogie est composée de 4 albums : « le cycle de la quête » et « le cycle avant la quête ». Et toujours comme dans « Star Wars » et aussi paradoxal que cela peut être, il faut mieux suivre  les épisodes  IV, V ,VI, I, II et III donc ici « le cycle de la quête » et « le cycle avant la quête », tout simplement pour l’effet miroir ou plutôt un écho narratif pour montrer que les éléments qui vont créer la mythologie et la légende étaient déjà écrits et donc que l’ensemble constitue un Destin. Et le titre du quatrième tome le prouve avec « le Chevalier Bragon », où l’on a d’abord rencontré le vieux guerrier légendaire dans « le cycle de la quête » et où on le retrouve en jeune aventurier candide dans le premier tome « cycle avant la quête ».

Pour ce volet, Bragon a pris de l’expérience, il est devenu ce fameux chevalier, la légende est en marche, il a quasiment atteint sa quête et c’est surtout le parfait trait d’union entre les deux cycles. La menace obscure prend de plus en plus de l’importance avec cette secte qui voue un culte au dieu Ramor, l’équivalent des Siths et cette intrigue est très bien menée.

Ce qui m’a frappé dans ce tome, c’est la noblesse de l’œuvre qu’elle soit dans le cadrage, la narration, l’âme des personnages. C’est du pure romantisme, tout est fait avec un grand amour aussi bien dans le fond que dans la forme. La relation entre maitre « le Rige »/ l’élève Bragon est la plus belle jamais décrite, l’histoire d’amour impossible entre Bragon et Mara est sublime et confirme mon idée du moment qu’une histoire d’amour n’est belle que si elle est basée sur le romantisme d’un de ses personnages. A cela la dernière case est magnifique de symbolique.

La «  Fantasy » a son plus haut niveau, une maitrise absolue du début à la fin, un pur chef d’œuvre.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 19:53

 

Créée par Adam Horowitz, Edward Kitsis (2011)

Avec Jennifer Morrison, Ginnifer Goodwin, Lana Parrilla

Statut : En production

 

Synopsis : De nos jours, dans une bourgade du Maine appelée Storybrooke, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir Emma, une jeune femme au passé trouble, embarquée dans un merveilleux et tragique voyage par le fils qu'elle a abandonné 10 ans plus tôt. Elle croisera sur son chemin la méchante Reine, qui n'est autre que l'impitoyable Maire de la ville, Blanche Neige, devenue la douce Soeur Mary Margaret Blanchard, Tracassin, l'effrayant expert en magie noire ou encore Archie, le sympathique Jiminy Cricket local. Avec son arrivée, c'est l'espoir de toute une communauté amnésique qui renaît...

 

Allociné Note Spectateurs : 4.4/5 (6588 notes)

 

 

Ma critique :

 

J’avais été séduite par la première saison d’ « Once Upon a Time », je le suis légèrement moins par cette deuxième saison.

Le grand point fort de la série est sa richesse d’adaptation. Elle nous permet de découvrir ou de redécouvrir l’histoire des contes de fées sous un nouvel angle et avec un grand émerveillement. Il est amusant d’apercevoir qu’Aurore et Mulan soient amies ou de redécouvrir des contes tels que celui de la Belle et la Bête.

Comme dans la plupart des articles évoquant le visionnage d’une série, je vous conseille fortement de ne lire cet article qu’après avoir regardé la série concernée.

La deuxième saison d’"Once upon a Time" se concentre sur le retour de la magie à Storybrooke et chaque personnage retrouve la mémoire. Nous assistons alors aux retrouvailles entre Emma et ses parents et j’avoue être assez dubitative sur cette idée là. Blanche-neige est un personnage que j’aime beaucoup, toutefois elle est peu crédible dans le rôle de la mère d’Emma, tout comme Charmant. Cela peut être du à un manque d’alchimie entre les acteurs, il faut dire que je sens Jennifer Morrison en souffrance dans cette saison. Elle transmet peu d’émotion et a toujours les mêmes expressions. Le jeu des autres acteurs est très contrasté : il y  du bon, en particulier Lana Parilla (Regina) ou encore Robert Carlyle (Mr Gold) et du moins bon avec Jennifer Morrison et Jared Gilmore (Henry).

Des personnages font leur apparition avec en tête le sexy capitaine crochet qui promet de belles intrigues. D’ailleurs, la saison 3 sera apparemment consacrée à l’enfant terrible du monde imaginaire : Pinocchio.

Le rythme est assez irrégulier et quelques longueurs sont malheureusement présentes en milieu de saison.

Le principal regret que j’ai vis-à-vis d’ « Once Upon a Time » est son côté « familial ». La série est clairement destinée à un public large et par moment cette profusion de bons sentiments est étouffante. On peut évoquer les contes de fées pour un public plus adulte comme le fait remarquablement le comics « Fables » et cela donnerait davantage de profondeur à la série.

Au final, « Once upon a Time » est une série très agréable à regarder et riche par son adaptation de l’univers des contes de fées. Malheureusement, des lacunes assez importantes telles que le rythme ou le manque de crédibilité de la part de quelques acteurs sont à regretter.

 

Une adaptation originale des contes de fées qui manque par moment de caractère.

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Published by Nana - dans Série
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 20:08

 

Créée par Shonda Rhimes (2005)

Avec Ellen Pompeo, Patrick Dempsey, Sandra Oh …

 

Ma critique :

 

Attention : Cet article ne doit être lu que si vous avez visionné la saison 9 de la série.

 

On peut dire que la neuvième saison de « Grey’s Anatomy » m’a fait une belle frayeur. On terminait la saison 8 sur le terrible accident d’avion qui coutait la vie de Lexie, personnage au combien attachant de la série.

Nous démarrons la saison 9 avec une nouvelle fois l’annonce de décès d’un personnage important puisque Mark ne survit pas à ses blessures. Je suis d’accord sur le fait que le personnage de Mark ne pouvait poursuivre de manière cohérente la suite de la série après le décès de Lexie.  L’acteur voulait en effet quitter la série et le voir partir et reconstruire sa vie sans Lexie n’était pas la meilleure solution. Toutefois, la première partie de la saison 9 m’a fortement déçue. Je l’ai trouvé déprimante ! Toutes ces morts, tous ces coups durs permettent à la série de garder un rythme soutenu mais en contrepartie, je trouve que l’on perd en crédibilité et il fallait avoir le moral bien accroché en début de saison.
De plus, je trouvais la plupart des intrigues molles et peu intéressantes : le couple Owen/Christina qui tourne en rond et son départ un peu beaucoup inutile, l’intégration des nouveaux internes assez fébrile, le mariage de Bailey, la « réparation » de la main de Derek ou encore la mort d’Adèle, la femme de Richard (tiens, encore la mort d’un personnage)…

Heureusement, la seconde partie se révèle tout autre. Le crash de l’avion amène les survivants à entamer un procès qui se retourne tout compte fait vers l’hôpital et vers Owen. Au final, l’idée du rachat de l’hôpital redonne du piment à la série. Certes, cela consolide l'ego impressionnant des personnages principaux mais l’idée est bonne. De plus, la relation entre Jackson et April qui gagne en profondeur et les infections post-opératoires de Bailey constituent de bonnes intrigues. Les nouveaux internes deviennent également de plus en plus intéressants et on aura du plaisir à les retrouver dans une dixième saison.

Comme à son habitude, Shonda Rhimes nous offre un final impressionnant et apocalyptique (cette fois-ci sous fond de tempête). Meredith frôle la mort en accouchant et nous terminons la série avec l’image de Richard Weber, allongé sur le sol, victime d’une électrocution…

D’après les spoilers que j’ai lu, on démarrera la dixième saison avec la disparation d’un personnage, mais qui ne sera peut-être pas Richard...

Au final, je partage toujours cet engouement particulier envers « Grey’s Anatomy » et un réel attachement à l’ensemble des personnages mais peut-être que Shonda Rimes pourrait compter sur d’autres intrigues que le décès des personnages pour donner du rythme à la série.
 

Une saison en demi-teinte avec un début très délicat mais heureusement une seconde partie bien plus intéressante. « Grey’s Anatomy » reste une série fragile mais très attachante.

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Published by Nana - dans Série
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 20:20

 

Date de sortie : 15 Juin 2005

Réalisé par Cédric Klapisch

Avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France …

 

Synopsis : Xavier a 30 ans. Il a réalisé son rêve d'enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Il a quelques problèmes avec sa banquière. Il a également des réticences à se fixer avec une fille et enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Xavier est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture.

 

Allociné Note Presse : 3.8/5 ; Allociné Note Spectateurs : 3.5/5 (16 966 notes)

 

 

Ma critique :

 

A quelques jours du troisième volet de la trilogie générationnelle de Cédric Klapisch, retour sur le 2ème volet :  « les Poupées russes ».

Pour ces films générationnels qui fleurissaient davantage lors de la précédente décennie, on peut se demander s’il faut avoir obligatoirement l’âge de ses héros  pour les apprécier. A mon humble avis non, mais pour davantage les apprécier, il semblerait que oui. Au deuxième visionnage, j’ai eu un gros coup de cœur, proche d’une renaissance et paradoxalement ce genre de film vieillit plutôt bien. La grande force du film autre que son dynamisme et  sa générosité, se trouve surtout dans ses personnages.

 Le film s’appelle intelligemment les « poupées russes », mais aurait pu s’appeler bêtement « Xavier (Romain Duris) et les filles », où le héros jongle entre ces magnifiques filles et où surtout les faux pas sont au rendez vous pour le héros mais jamais pour le spectateur. On y trouve donc  l’ex (Audrey Tautou), le bonne copine lesbienne (Cécile de France), la girl next door (Kelly Reilly), la fille d’un soir (Aissa Maiga), la fille fantasme (Lucy Gordon). Pour faire simple, c’est le film « Nine » mais en très réussi.

Je trouve que le cinéma français n’est pas toujours tendre avec les personnages féminins en général, mais le voir en mode chorale sur ce genre était quasiment mission impossible, donc Bravo.

 Au final, je suis étonné que ces derniers films soient aussi bancals quand on a atteint une telle maîtrise. La maîtrise est surtout dans la description du « trouble », quand le cœur du héros vacille (souvent) il atteint presque un moment de grâce.

Je trouve aussi qu’il fait poser à cette génération les bonnes questions : loin du conservatisme du style. Est-ce que l’on a vraiment réussi sa vie quand on a un boulot, une épouse, des enfants et une maison ? Mais plus libérales comme l’Idéal, le prince charmant, l’âme sœur existe-il vraiment ?

Il est impossible de résumer  Cédric Klapisch en un réalisateur bobo de gauche. Il est surtout un grand observateur de son époque, et nous dépeint à merveille une génération tendrement paumée.

 

Un film qui ne ment pas sur son titre, où chaque scène est un agréable moment qui suit un agréable moment.

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Published by Ryo - dans Cinéma
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 10:04

 

Broché : 298 pages

Editeur : Fleuve Noir (13 octobre 2011)

Collection : Fleuve Noir Docs

 

Description de l’ouvrage : Petite, je voulais faire dresseuse d'ours.
Et puis ça m'a passé et j'ai fait docteur. Généraliste remplaçante.
Mais quand même, depuis douze ans (entre la fac, l'hôpital et le cabinet), j'ai eu le temps de voir un paquet de choses absurdes, terrifiantes, émouvantes, révoltantes, rigolotes. J'ai eu le temps de dire un paquet de conneries, et d'en faire quelques-unes. J'ai eu le temps de mettre de côté un paquet d'histoires à raconter.
J'ai eu envie de les écrire, d'abord pour ne pas oublier ce qui me scandalisait à l'époque de l'hôpital, pour ne pas me laisser aller à m'habituer. Et aussi pour vomir ma frousse de me voir parfois si impuissante. Puis pour partager les rencontres, les fragments de victoires, les bouts de vie savourés. Ces histoires, je les livre brutes, dans le désordre, comme je les ai vécues et comme elles me reviennent.

 

Ma critique :

 

Par envie de lire quelque chose de différent, mon attention a été retenue par ce roman qui comme le titre complet l’indique s’intéresse aux histoires brutes et non romancées d’une jeune généraliste.

Je ne connaissais pas, à tort, le blog de Jaddo (lien sous l’article) et je vais vite réparer mon erreur.

Tout y passe dans ce petit roman : le système de santé français et ses absurdités ;  des patients qui confondent urgences et les urgences ; les patients prêts à tout pour obtenir ce qu’ils sont venus chercher (antibiotiques, arrêts de travail) ; les difficultés et aberrations des études de médecine…

Les situations cocasses entre médecins et patient prêtent à rire et sont relatées avec une réelle authenticité. Elles peuvent être également touchantes mais aussi malheureusement tristes de par le manque de considération et d’humanité de certains professionnels de santé.

Les petits témoignages, à chaque début de chapitre, apportent humour et fraicheur au roman, tel que celui-ci : « Mots de patient : Ma mère oubliait tout. Vous savez, elle avait la maladie d’Eisenhower… ».

 

Jaddo nous apporte une vision humaine de la médecine et est un peu le médecin que tout le monde aimerait avoir.

 

Extrait du roman :

 

« Direction les urgences, où vous allez attendre un petit peu avant de rencontrer un type au sourire franc, qui ressemble au Dr Carter et qui va se bétadiner les mains pendant quatre vraies minutes de vaporeuse mousse jaune avant de vous emmener dans une pièce lumineuse carrelée de blanc et de vous poser huit jolis points de suture, bien propres, bien alignés, derrière un champ bleu stérile, en vous faisant même pas mal ou si peu. Vous ressortirez avec un beau pansement, bien propose, bien blanc, bien sec.

Voilà pour la fiction.

La réalité, c’est Bagdad. »

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Published by Nana - dans Roman
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 14:30

 

Impliqué malgré lui dans les sales affaires de Mariano, le Tueur doit disparaitre provisoirement. Il se met au vert en famille, pendant que Haywood, son partenaire, tente de calmer le jeu. Mais le répit du Tueur sera de courte durée, car dans ce genre d’histoire, il y a toujours un peu de ménage à faire… .

 

Ma critique :

 

L’année 2013 avait commencé avec le tome 11 de cette série et se termine avec le volume 12. Il n’y a pas à dire, on est gâté. Pour le prouver, je vous invite à regarder les différents articles de cette grande bd, où j’avais d’ailleurs fait un petit aparté à la sortie du film « Cartel ».

Ce nouveau tome confirme la trame principale de ce troisième cycle, qui est « la chute » de cet anti héros, où  son « empire » va commencer à se fissurer. Le tome11 se terminait sur le fait que Mariano devenait le maillon faible de cette trinité de l’ombre et que la crise de confiance commençait à s’infiltrer. Comme on pouvait le penser, la priorité est donc de reprendre les choses en main de la façon la plus efficace et professionnelle, mais c’est toujours plus facile à dire qu’à faire….

On retrouve donc tout le sel de cette grande saga, de la philosophie et une immersion dans les sales combines de la haute sphère économique.

 Une fois de plus Matz pose les bonnes questions sur des sujets épineux comme la Corrida , la bien-pensance,  l’esclavagisme, l’Histoire, la vérité, le mensonge, la torture et comme toujours la nature humaine.

Comme à l’accoutumé, ça se lit très rapidement, on a envie de connaitre la suite et surtout on a l’impression d’être moins con, et par les temps qui court, c’est fort.  D’habitude, c’est la phrase clé des nouveaux cycles chez Marvel, après cela, plus rien ne sera comme avant, mais dans ce tome cela s’applique parfaitement.

 

Une des grandes réussites de la bande dessinées actuelle, malgré deux albums pour cette année 2013, c’est déjà trop long de retrouver notre antihéros.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 17:41

 

Date de sortie : 13 Novembre 2013

Réalisé par Ridley Scott

Avec Michael Fassbender, Pénélope Cruz, Cameron Diaz

 

Synopsis : La descente aux enfers d’un avocat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine. Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales.

 

Allociné Note Presse : 2.5/5 ; Allociné Note Spectateurs : 1.7/5 (1298 notes)

 

 

Ma critique :

 

Ce qui frappe actuellement Hollywood, c’est son obsession de relancer des licences (principalement celle des super héros) afin de franchir la barre symbolique du  milliard de dollars de recettes sur l’international. Tout autre genre devient presque du cinéma alternatif et c’est d’autant plus vrai quand aujourd’hui on veut lancer un film noir, adulte et complexe.

La loi du box office a agi, et Cartel s’est retrouvé être un flop. Pourtant le film repose sur des bases solides, un casting de ouf : Michael Fassebender, Javier Bardem , Cameron Diaz, Penelope Cruz, Brad Pitt…, aux manettes il y a Ridley Scott qui sort de son succès mitigé « Prometheus » et à l’écriture Cormac McCarty.

Je ne suis pas spécialement fan de des œuvres de ce dernier comme « No Country for Old Men » ou « la Route » mais je lui reconnais un grand talent d’écriture dans sa fascination de la fin du monde et un nivellement par le bas de nos valeurs. Cette fois-ci, le bonhomme s’adonne à l’exercice du scénario de son œuvre.

Même si je n’attendais pas grand-chose de ce film, j’en suis sorti avec un grand sourire. J’ai trouvé un Ridley Scoot en pleine forme et surtout il filme très bien ; un scénario de qualité avec de bons moments de répliques malgré je l’avoue de minis ventres mous, dans ce « grandeur et décadence » ou plutôt « glamour et trash ». Car oui le film ose le contre emploi, dans une tendance à simplifier les films, là il le complexifie . Quand on utilise de l’action à tout va, le père Ridley filme des dialogues de personnages  qui philosophent.

Et puis le truc le plus dingue, c’est que les acteurs se lâchent, se mettent en danger, après avoir été surpris par Sandra Bullock dans « Gravity », Cameron Diaz m’a mis une sacrée claque, en incarnant une Paris Hilton machiavélique avec un QI de 250. Et la scène du poisson chat est déjà culte.

Comme dans le film « les Associés », Ridley Scott montre qu’il assure (peut être encore mieux) dans les films sans artifice.

 

Fan de BD, je reconnais une similitude avec la série « le Tueur », où des pontes de l’économie souterraines, style la mafia, philosophent sur tout mais surtout sur la fin du monde. La Bande dessinée reste à mes yeux supérieure mais il est plaisant d’y retrouver un peu l’esprit.

 

Un film noir de très haute tenue, qui tient vraiment toutes ses promesses.

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Published by Ryo - dans Cinéma
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