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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 19:00

 

Comment le jeune Oswald Cobblepot est il passé du statut d’enfant bien trop chéri par sa mère à celui de criminel le plus redouté de Gotham ? Aujourd’hui, l’empire du Pingouin vacille sous les derniers coups d’éclat du Chevalier Noir, mais autre chose semble occuper l’esprit d’Oswald. Une rencontre amoureuse, chose totalement inattendu pour cet homme que la Nature a plongé dès l’enfance dans une solitude absolue. Quelque chose qui rappellera au baron du crime les humiliations endurées par le petit Oswald. Cette sérénité soudaine saura-t-elle guérir l’âme noircie du redoutable Pingouin ? C’est ce dont Batman devra s’assurer.

 

Ma critique :

 

Ce comics est sorti aux alentours de cet été et il s’est niché dans ma pile de « livres à lire ». Le temps passe et il se retrouve en haut de cette pile, pour m’assainir un véritable uppercut.

Du Pingouin, je connaissais surtout la vision de Burton avec le film « Batman, le défi ». Après, Nolan avait fait l’impasse sur ce personnage avec la dernière trilogie, et il était bien utilisé dans le jeu vidéo « Batman Arkham city ».

J’avais cerné la personnalité du personnage, un « freaks » mais j’ignorais que c’était the King of Freaks. Pour les profanes, le Freaks c’est un terme désignant un « monstre » dans son apparence, qui a subi les moqueries et les fourberies d’êtres humains et qui finalement se révèle faire preuve de plus d’humanité que ces derniers. Parmi les plus célèbres on peut citer « Elephant Man », « Edward aux mains d’argent » « King Kong »…

Ce titre se concentre sur la relation ambigüe qu’entretient le Pingouin avec les femmes. Ce qui frappe est la grande noblesse de l’histoire. On entre directement dans l’âme du personnage, je n’avais plus connu cela depuis « la vie d’Adèle » et on a surtout droit à une leçon magistrale de scénario. Impossible de ne pas citer Gregg Hurwitz dont je pense ne pas avoir lu une de ses œuvres avant ce choc. Il a bien nourri son personnage de références presque Hitchcockienne, comme sa relation avec  sa mère qui est très semblable à celle de Norman Bates dans « Psychose » ou encore son amour particulier avec les volatiles de tout plume comme dans le film « Les oiseaux ».

Mais c’est surtout une déclaration d’amour à ce personnage, c’est un processus de rédemption, est ce que finalement l’amour peut sauver ce mal-aimé ? Est-ce que le Pingouin peut se sauver lui-même ? Traitement certes déjà utilisé dans la série « Nip/Tuck » ou encore le prequel d’Hannibal  « Le Dragon rouge », mais ici réalisé avec une telle maitrise et surtout une ironie noire. C’est justement sur une ironie des plus féroces, qu’après les cinq chapitres de la trame principale, qu’Urban Comics nous offre une petite nouvelle de très grande qualité avec « Rira bien … » de Jason Aaron, où une forme de rire continu, tantôt du Joker, tantôt de jeunes filles moqueuses  révélera la psyché  de ce personnage hors norme. Ne passez pas à côté à ce titre qui est un classique instantané de la culture de freaks.

 

Le cadeau de noël idéal à faire à un geek, no life, otaku, freaks à prix sympa.

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Published by Ryo - dans Comics
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