17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 11:35

 

Date de sortie : 4 février 2004

Réalisé par P.J. Hogan

Avec Jeremy Sumpter, Jason Isaacs, Ludivine Sagnier …

Synopsis : Chaque soir, Wendy émerveille ses jeunes frères avec ses fantastiques récits épiques, jusqu'au jour où son père décrète qu'elle est désormais trop grande pour partager leur chambre...
Ce que les adultes ignorent, c'est qu'un autre garçon, Peter Pan, se passionne lui aussi pour les histoires de Wendy. Il vient de loin pour les écouter. Sa soudaine apparition va marquer le début d'aventures aussi fabuleuses qu'exaltantes...
A travers le ciel étoilé, Peter, les enfants et la minuscule fée Clochette prennent le chemin d'un endroit où le rêve est roi : le Pays Imaginaire...
Là-bas, Wendy et ses frères découvrent les Garçons Perdus et leur repaire souterrain. Mais le danger rôde et l'infâme Capitaine Crochet est prêt à tout pour remporter le combat qui, depuis longtemps, l'oppose à Peter...

 

Allociné Note Presse : 3.8/5 ; Allociné Spectateurs : 3.4/5 (3922 notes)

 

 

Ma critique :

 

On ne peut contester que l’œuvre de Peter Pan influence bon nombre d’artistes au vu de sa version Disney, du biopic sur l’auteur James Barrie avec « Neverland », de sa réinterprétation avec le film espagnol « L’Orphelinat » ou encore la bande dessinée (un chef d’œuvre) de Loisel. Il a même surfé sur la vague du 20 ans après ou plutôt 30 ans après avec le « Hook » de Spielberg.

La réponse à cet engouement est que ce conte, contrairement à  pas mal de contes de Grimm ou de Perrault, est d’une part plus récent et fait donc davantage écho à notre société ; mais surtout il inverse le processus du conte. En effet, la plupart ont pour morale le conditionnement de l’individu sous une couche d’utopie et de névrose. Or, celui-ci prend la direction inverse avec  son émancipation  et la contestation d’une société conformiste. Finalement ce sont toujours les rebelles et les exclus qui ont le dernier mot. Il y a maintenant 10 ans, Hollywood nous offrait une version live de ce conte ultra populaire qui réussit à merveille à avoir ce double discours pour les enfants et les ….. « un peu moins » enfants.

Tout l’émerveillement du conte est au rendez-vous, aussi  bien dans sa magie, son rythme effréné, son humour qui est par moment « so british », sa poésie, son interprétation (les gamins sont juste géniaux) et surtout son authenticité.

Comme dans la pièce originale, c’est le comédien qui joue le père de Wendy qui joue également Crochet. D’ailleurs, même si on peut penser que le film est réservé aux enfants (à tort), Crochet est vraiment méchant, il n’hésite pas à humilier Peter Pan et va même jusqu’à lui mettre un coup de boule (veridict).

Toutefois, le film n’édulcore en rien la partie subversive du conte. On assiste bien aux premiers émois entre Peter Pan et Wendy, Clochette est d’une jalousie maladive à la Glenn Close dans « Liaisons fatales » et surtout la psychologie des personnages est très affirmée. On voit bien que Peter Pan est assez perturbé par le syndrome de Peter Pan justement : par sa peur du monde des adultes bouffé par le conformisme et aussi (cela est subtil) par la puissance des sentiments.

Cette ambition artistique autour de l’enfance n’est pas si fréquente dans ce domaine et je ne serai que vous conseiller également d’autres films qui ont aussi réussi ce pari avec « Moonrise Kingdom » et « Mud ».

 

Un énième grand film sur et surtout avec Peter Pan qui allie effets spéciaux réussis et émotions.

 

Partager cet article

9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 18:10

 

Souviens-toi que, tout en ayant une nature mortelle et disposant d’un temps limité, tu t’es élevé grâce aux raisonnements sur la nature jusqu’à l’illimité et à l’éternité, et que tu as observé « ce qui est, ce qui sera et ce qui a été.

                                                                                                        Métrodore, lettre à Ménestrate

 

Ma critique :

 

A ma grande surprise, je conserve la même périodicité pour écrire une critique de la somptueuse série qu’est Murena, une critique tous les trois tomes. Et je peux dire que ce neuvième tome qui ouvre le troisième cycle était très attendu par les fans, Dieu seul sait à quel point…. Justement il est question de lui (Dieu je veux dire) dans ce volume, qui montre les premiers pas (très difficiles) du christianisme à Rome.

Ce phénomène est incarné par le célèbre apôtre Pierre (impossible de passer à côté, à plusieurs reprises il nous informe qu’il a renié le Christ par trois fois), dont le destin sera scellé dans ce tome. D’ailleurs, ce tome se prénomme « les épines », titre judicieux et à la symbolique des plus fortes dans la martyrisation des chrétiens avec une pointe (si je peux dire) d’ironie. Il n’y pas que pour Pierre que son destin s’accomplira, il le sera également pour les deux principaux gladiateurs de cette série. On ne peut que penser au « Trône de fer » dans la virtuosité des personnages à insuffler sur le Destin des autres protagonistes.

Les héros sont toujours au rendez vous est en grande forme. Les seconds rôles gagnent en épaisseur, les « guest stars » comme Sénèque sont bien utilisés, ses réflexions sont aussi riches que… contemporaines.

Question réalisation, c’est un énième sans faute, chaque mot, dessin, angle, réflexion est du grand  9ème Art.

Il faut quand même reconnaitre que c’est fascinant qu’un fils de Dieu et 13 apôtres ont ébranlé l’Empire roman au sommet de sa gloire et ses multiples dieux, et que cette BD amorce cette chute de façon aussi intelligente est un grand plaisir.

Enfin l’attente sera peut être encore plus longue, car le tome se termine sur la nouvelle rencontre déterminante entre Murena et Neron, digne d’un season final. On peut dire que ce tome s’inscrit dans l’ère du temps, car pour tout achat de l’œuvre matérielle, on bénéficie gratuitement de l’œuvre numérique, c’est une excellente initiative.

Un tome attendu, redouté et qui confirme à nouveau la place de cette saga dans le Panthéon de la bande-dessinée.

Partager cet article

2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 22:03

 

New York City. Une série de meurtres dont la mafia est la cible, perpétrée par un tueur apparemment indestructible. Et la seule piste dont les inspecteurs Sam Burke et Twitch Williams disposent est un simple mot : Udaku. Manipulés, malmenés et livrés à eux-mêmes au sein d’une police gangrénée par la corruption, Sam & Twitch vont devoir aller au bout de leurs forces et de leurs convictions pour mettre un terme à la terreur qui s’est abattue sur leur ville …

 

Ma critique :

 

Delcourt nous a fait cadeau d’une très belle édition pour une grande aventure de Sam & Twitch datant de la fin des années 90 et dont le créateur Todd Mc Farlane a donné les clés au génial Brian Michael Bendis. Aventure dont j’avais lu auparavant les 4 premiers chapitres sur les 8 dans des éditions vraiment… on va dire gentiment bon marché.

Même si ce duo reste assez méconnu dans le "Meanstream" des comics, il a su acquérir un statut de « culte ». Apparu de façon presque anodine dans "Spawn", ce duo policier au physique rappelant Laurel & Hardy  se révèle plus complexe et riche que les préjugés pourraient supposer.

Leurs caractéristiques physiques et leurs névroses sont habillement utilisées et donnent tout simplement deux personnalités hors norme que j’aimerais retrouver au cinéma, car jamais deux looser n’ont eu autant de classe.

Au fil des années cette œuvre est devenue importante dans le fait que des habitués du comics de super héros maitrisent le polar de haute facture malgré quelques éléments fantastiques et un « cameo » de Spawn des plus drôles.

Je ne le dirai jamais assez , une fois de plus Bendis  montre  tout son talent dans l’art du dialogue, des vannes, du ping-pong verbal.

Côté mise en scène, c’est une claque. Il sait comment utiliser magistralement le plan fixe en bande dessinée et il n’a rien à envier à Hanneke là-dessus. Au final du plaisir, encore du plaisir et toujours du plaisir pour des histoires que l’on aimerait voir plus souvent chez nous.

Quand des génies de comics du super héros ont brillamment mis leur talent dans le polar sombre et poisseux, cela  donne un classique toujours imbattable : Sam & Twitch

Partager cet article

1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 21:58

 

Cette série aborde l'histoire de Ragnar Lodbrok, un jeune guerrier viking dont l'ambition est d'explorer l'Ouest par la mer.

"Vikings", créée par Michael Hirst a l'originalité d'évoquer un peuple peu traité de nos jours : les vikings. Je reconnais le charisme de l'acteur principal, Travis Fimmel, mais je n'ai pas accroché à la série dont j'ai cessé le visionnage au bout de trois épisodes. Je n'ai pas été captivée et j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs...

Cette série, pour de nombreuses critiques, se classe pourtant parmi les plus prometteuses de cette année...

 

 

 

J'avais vivement aimé la première saison d'"American Horror Story". L'originalité et l'impertinence de la série étaient très séduisantes. La saison 2 représente pour moi tout l'inverse.

On se perd dans le macabre et le gore sans réel fil rouge. Certes Jessica Lange est toujours aussi convaincante et quelques personnages comme la journaliste pouvait tirer leur épingle du jeu mais cela reste beaucoup trop brouillon...

 

 

 

C'est cette fois-ci avec beaucoup de regrets que j'ai arrêté le visionnage de la série "In Treatment". Cette dernière montre les séances d'un psychiatre avec ses différents patients.

L'acteur, Gabriel Byrne, y est excellent et l'idée est vraiment très bonne mais l'ennui me gagnait. J'ai regardé une vingtaine d'épisodes (sur les soixante-dix) mais j'ai décidé d'arrêter là. Un peu plus de rythme aurait été appréciable.

 

Partager cet article

26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 09:53

 

Date de sortie : 22 Mai 2013

Réalisé par Nicolas Winding Refn

Avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas

 

Synopsis : À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue.
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers.
Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics …

 

Allociné Note Presse : 3,4/5 ; Allociné Note Spectateurs : 2,4/5 ( 1371 notes)

 

 

Ma critique :

 

« Only God Forgives » est pour moi sans conteste un des films les plus attendus de2013 pour la simple raison que l’on retrouvait le duo choc de « Drive » : Nicolas Winding Refn et Ryan Gosling. Mais comme l’a dit, avant sa présentation à Cannes, Thierry Fremont ce n’est pas « Drive 2 »! On est assez loin de ce film, et il a eu raison de le dire ; car pour apprécier cette œuvre singulière, il faut la voir sous le bon angle.

Le film est visuellement sublime, il tient parfaitement ses promesses de film contemplatif, c’est tout simplement une grosse claque indéniable. On le doit bien sur au réalisateur mais aussi aux deux pointures de l’image qui l’ont accompagné que sont le maître de la BD Alejandro Jodorowsky et le visionnaire Gaspard Noé. On assiste tout simplement à 1h30 de tableaux vivants et c’est du jamais vu.

Maintenant j’aborde le sujet « problématique » du film c'est-à-dire son scénario et son thème. Déjà première mise au point, Ryan Gosling certes parle peu, mais il n’est en aucun cas mono-expressif. Il est parfait d’aisance corporelle dans ce film, il fait partie de ces rares jeunes acteurs à avoir un « visage paysage » où une simple expression peut engager une belle palette d’émotions et encore faut-il y voir la subtilité.

Certains pensent que le film a un scénario de cinq pages : ce qu’il est faux. C’est un scénario qui fait confiance à l’intelligence du spectateur (c’est plutôt rare) et c’est donc le spectateur qu’il le complète via son interprétation des faits, de la symbolique et de ses références culturelles.

Au début du film, le frère de Ryan Gosling l’informe qu'il se rend en enfer, et c’est exactement dans ce trip que l’on est entrainé, dans cette danse macabre à la fois mystique et onirique. C’est d’ailleurs un chef de police « iconisé » comme un ange exterminateur ou Dieu (selon les interprétations) qui mènera le rythme du premier au dernier battement.

Deux théories peuvent se porter pour ce film. Il peut s’agir d’une fable néo coloniale, où l’homme blanc pense avoir encore la main libre sur des  « terres sauvages ». La deuxième est un trip métaphysique où l’Homme incarné par Ryan Gosling est englué dans un déterminisme certain où il n’a pas son destin en main (jeu de mot pour ceux qui ont vu le film) et il est surtout bouffé par ses névroses freudiennes et œdipiennes où il tentera de s’en sortir.

La scène de combat du film est magistrale et enterre celle de Batman et Bane dans « The Dark Knight Rises » d’un point de vue de mise en scène.

 

Un film coup de cœur, hypnotisant et aux multiples lectures qui restera dans la mémoire de bon nombre de cinéphiles. Cartésiens s’abstenir...

Partager cet article

25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:55

 

Créée par Mike Kelley (2011)

Avec Emily VanCamp, Madeleine Stowe …

 

Synopsis : Une jeune femme retourne vivre dans les Hamptons où elle a passé une partie de son enfance. Sous le pseudonyme d'Emily Thorne, elle a la ferme intention de détruire ceux qui ont brisé son innocence et gâché la vie de son père. Elle est prête à tout pour le venger...

 

Allociné Note Spectateurs : 4,3/5 (1630 notes)

 

 

Ma critique :

 

Voyons si « Revenge » est une série qui vaut ou non le détour selon plusieurs critères :

  • L'histoire : Une jeune fille veut venger la mort de son père en détruisant la vie de la famille « Grayson » et leur entourage, responsables de l'inculpation et de la mort de son père... L'histoire est plutôt originale et nous permet de mélanger l'univers glamour des Hamptons et le plan machiavélique du personnage principal… ;

  • Le personnage principal : Emily VanCamp incarne ici le personnage central de la série : Emily Thorne (Amanda Clarke). On connaît cette actrice pour son rôle (très gentillet) de Rebecca Harper dans la série « Brothers and Sisters ». J'ai eu assez de difficultés à m'attacher à ce personnage. En effet, au début de « Revenge », elle paraît très moralisatrice, froide. Certes elle est calculatrice et manipulatrice pour le besoin de la série, mais elle en est assez agaçante. Son personnage deviendra heureusement beaucoup plus touchant et attachant en milieu de saison. La relation qu'elle va développer avec Nolan sera une des principales causes de l'évolution du personnage... L'actrice est quant à elle convaincante et ce rôle la met davantage en valeur que celui de « Brothers and Sisters »… ;

  • Le reste du casting est également convaincant. Le personnage de Victoria Grayson est machiavélique à souhaits. On retrouve Connor Paolo (Eric, le frère de Serena dans « Gossip Girl ») et j'avoue un petit coup de cœur pour le personnage de Nolan interprété Gabriel Mann... ;

  • On se laisse prendre dans le scénario de la série. Les rebondissements sont nombreux, on ne s'ennuie pas, mais par contre cela manque par moment de crédibilité. Le plus surprenant reste l'habilité du personnage d'Amanda Clarke. Cette dernière a subi un entraînement au combat et est dotée d'une certaine intelligence, mais la réussite de ces plans me paraît tout de même , par moment, assez déraisonnable... ;

  • Pour finir, le final de la première saison se révèle intriguant puisque l'on apprend de nouvelles révélations sur la famille d'Amanda Clarke et ses relations amoureuses prennent un nouveau tournant. La saison 2 se révèle donc plutôt prometteuse...

« Revenge » est une série agréable et bien pensée qui offre un joli rôle à l'actrice Emily VanCamp.

Partager cet article

20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 13:18

 

Début du XXème siècle. Des forces occultes menacent la sécurité des Etats-Unis. Une poignée de mercenaires, au service de la Maison Blanche, a pour mission de les affronter. Leur chef : un mystérieux Anglais nommé Morton Chapel. Leur nom de code : W.E.S.T

 

Ma critique :

 

W.E.S.T fait partie de ces séries de bd qui arrive à se faire désirer et qui récolte de bonnes critiques. Ce qui lui permet alors d’être bien mis en avant dans nos rayons de bande dessinées préférées.

C’est ainsi que l’on achète rapidement le tome 1 et que l’on enchaine rapidement avec le tome 2 dont je vais vous parler plus en détails.

Naïvement j’ai cru avoir dans mes mains une bd western qui allait révolutionner le genre comme « Bouncer » et finalement je me retrouve avec deux genres dont je ne suis pas vraiment client.

Le premier, c’est l’occultisme avec son intrigue autour d’une secte qui veut semer un chaos soi-disant nécessaire. Je suis surement un déçu des aventures du Dr Strange pour raisonner ainsi... Le second genre, c’est ce que l’on peut nommer « d’aventure en bande » genre « Mission Impossible » ou « l’Agence tout risque », où chaque membre du groupe a une spécialité pour effectuer une mission foutu d’avance et où ce qui est préparé se heurte à l’imprévisible mais finalement la mission est réussie façon « Finger in the Nose ».

Ces deux genres, plutôt ancrés dans les comics, se trouvent dans une bande dessinée franco-belge et c’est une des bonnes surprises de cette série.

J’ai, en effet, trouvé le méchant vraiment réussi dans son côté mystique et la bande de mercenaires ont plutôt la classe des personnages du film « Ocean Eleven ».

Côté réalisation, c’est certainement là la grande réussite : bien rythmé, des intrigues efficaces, et un grand sens du cadrage dont je suis très admiratif.

A noter que pour la partie dessin, j’ai été un peu déstabilisé au niveau de la volonté de représenter les visages parfois partiellement, mais avec le tome 2 on oublie totalement ce sentiment.

Au final, j’ai découvert une histoire  riche et surtout avec un potentiel à devenir plus riche encore.

 

Quand la BD maitrise des genres piliers du comics avec une grande efficacité, c’est désormais possible et cela s’appelle W.E.S.T. !

Partager cet article

18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 15:17

 

Créée par Kevin Williamson (2013)

Avec Kevin Bacon, James Purefoy, Natalie Zea …

 

Synopsis : Joe Carroll, un serial killer diabolique, utilise la technologie pour créer une secte de tueurs en séries, tous reliés les uns aux autres alors qu'ils sont dispersés aux quatre coins des Etats-Unis. L'ancien agent du FBI Ryan Hardy, qui l'a traqué et capturé par le passé, qui a même écrit un livre sur lui et qui connait la moindre de ses ruses, se voit contraint de reprendre du service...

 

Allociné Note Presse : 3,4/5 ; Allociné Note Spectateurs : 4,1/5 (623 notes)

 

Ma critique :

 

La presse et les médias ont beaucoup parlé de cette série en l'annonçant comme très prometteuse.
« The Following » réunit, dans un premier temps, un duo d'acteur très alléchant. On y retrouve Kevin Bacon, qui quitte le cinéma pour rejoindre l'univers des séries.et James Purefoy, l'excellent Marc-Antoine de la série « Rome ». De plus, l'histoire s'annonce captivante : la poursuite d'un serial killer rusé et particulièrement diabolique.

Au final, je dirai que le pari est à moitié réussi.

Le duo d'acteurs et leur duel fonctionnent parfaitement bien. Kevin Bacon et James Purefoy excellent dans leur rôle et leur opposition se suit avec intérêt jusqu'à la fin de la saison.

L'histoire est également intéressante. Le fait que Joe Carroll crée une secte pour servir son idéologie est une idée innovante et bien utilisée tout au long des épisodes.

La série se montre parfois assez violente mais sans entrer dans le choquant.

Malheureusement, je trouve le scénario parfois bancal. Le milieu de la saison est assez mou et par moment on se demande tout de même où les scénaristes souhaitent nous emmener. Un aspect « brouillon » se dégage par la répétition de certaines idées : le personnage de Mike sert toujours de victime et le FBI a la plupart du temps beaucoup de mal à suivre Joe Carroll...

Certains personnages sont intéressants tels que celui d'Emma, mais d'autres me sont apparus totalement antipathiques : Claire a un réel côté agaçant...

Il est à noter un final de très bonne qualité et une fin surprenante.

 

« The Following » est une bonne série : inventive et c'est avec un grand plaisir que l'on redécouvre Kevin Bacon en excellente forme. Toutefois, j'espère une saison 2 plus creusée du côté du scénario...

Partager cet article

12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 10:32

 

Batwoman est la nouvelle protectrice de Gotham City. Elle doit faire face à une secte d’illuminés connue sous le nom de Culte du Crime. La justicière solitaire aura-t-elle le dessus ou se mesure-t-elle à un ennemi trop puissant ?

 

Ma critique

 

Depuis 2009, un personnage qui a pu bénéficier d’un magnifique relaunch chez DC est sans conteste Batwoman. Sur une base classique, un Batman au féminin se dévoile un personnage vraiment original, réussi et haut en couleur.

Souvent annoncé comme le premier vrai personnage gay de comics pour y faire la publicité, la série se révèle bien plus que cela (et heureusement). Au risque de provoquer, je trouve l’esprit DC par rapport à celui de Marvel plus complexe et plus ambitieux, que se soit dans les comics et surtout dans la plupart de ses films. Dans son origine, sa genèse d’un personnage, ils sont vraiment les spécialistes dans ce travail, ils ont fait très forts et pourtant depuis un mois je dévore les « reboots » de Superman grâce à Urban comics.

Pour ce livre, on peut vraiment utiliser le qualificatif de « bel objet ». Ce tome est en deux parties. Dans la première partie, notre héroïne combat sa Némésis en la personne d’Alice, et enfin, la 2ème partie aborde davantage la partie origines de Batwoman avec des flashbacks efficaces et bien placés.

En la personne d’Alice, vilaine des plus réussies, où sa folie est bien retranscrite sous forme de joutes verbales sonnant presque comme de haiku, on y voit alors un parfait Joker féminin. Il est marrant de voir que finalement cet univers sombre peut désormais être féminin, cela apporte une vraie fraicheur et modernité. La transgression à cet univers est que Batman n’utilise pas d’armes à feu, or ici Batwoman, fille de deux militaires à quand elle, son petit flingue fétiche. La relation entre Batwoman et sa némesis est des plus réussies, via les différentes couches mythologiques que l’auteur Greg Ruka a su distiller tout le long de ce volume.

Au niveau de l’histoire, on est plus sur le pan mystique de la série, pas mon genre de prédilection et pourtant je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, aucun ventre mou.

Concernant l’aspect sulfureux, sur l’homosexualité de son personnage principal, je l’ai trouvé très bien exploité, bye bye les clichés et les préjugés et cela ouvre une magnifique brèche sur ce genre qui aime bien il faut avouer donner quelques leçons de morale.

Pour les dessins, J.H. Willaims III est un réel artiste, où la frontière entre comics et roman graphique n’a jamais été aussi mince.

 

Un premier tome étonnant, extrêmement bien construit, une référence à ce genre, une modernité salvatrice et pour couronner le tout : la naissance d'une nouvelle héroïne.

 

 

  

Partager cet article

11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 15:19

  

 

Créée par Dan Harmon (2009)

Avec Chevy Chase, Dannu Pudi, Gillian Jacobs …

 

Synopsis : Jeff est avocat. Mais Jeff doit surtout retourner à l'université car son certificat a été invalidé. Entre les femmes au foyer fraîchement divorcées et ceux qui reprennent les études pour garder leur esprit actif, Jeff intègre une bande de joyeux drilles qui découvre les joies de la vie sur le campus. Ils en apprennent plus sur eux-mêmes que sur les cours qu'ils suivent...

 

Allociné Note Spectateurs : 4,1/5 (1313 notes)

 

 

Ma critique :

 

Peu connue en France, la série « Community » mérite largement que l'on s'y attarde. Elle relate les aventures d'un groupe d'étudiants à la faculté de Greendale.

Jeff, un trentenaire actif, doit retourner à la fac afin de valider son certificat l'autorisant à exercer la profession d'avocat. Il va y rencontrer des personnages plus déroutants les uns des autres.

La force de la série est son humour. Chaque épisode est intelligemment pensé et les américains sont décidément très doués pour écrire des séries comiques.

La série est fortement tournée vers le genre « geek » et les nombreuses références sont plus qu'appréciables.

Les personnages sont tous très bien pensés et très bien interprétés. Abed, geek par excellence et Annie, sainte-nitouche pas si prude que cela, sont ceux qui sortent du lot. Le doyen complètement barré, Brita qui refait le monde ou encore Pierce, le senior méchant sont également intéressants. Je suis heureuse de voir le personnage de Chang se développer même si cela tourne un peu en rond.

Certains épisodes de cette deuxième saison sont mémorables. L'épisode de Noël avec les personnages en pâte à modeler est parfait de bout à bout et le double épisode final sur une partie de paintball géante est également très bien réalisé. Il est également à noter la présence du très agréable Josh Holloway alias Sawyer dans « Lost » dans ce final.

Malgré toutes les nombres qualités de « Community », un aspect brouillon se dégage tout de même de la série. La saison 1 était mieux scénarisée et je regrette que les relations entre les personnages se répètent et ne sont pas assez creusées. La série doit veiller à ne pas se réduire à une succession d'épisodes certes drôles mais sans aucun lien entre eux.


Community est une série drôle et intelligente qu'il ne faut absolument pas rater.

Partager cet article

Présentation

  • : Le blog de chez Nana et Ryo
  • Le blog de chez Nana et Ryo
  • : Bienvenue dans l'univers de deux petits Geeks passionnés par le cinéma, les séries télé, les jeux vidéos ou encore les livres.
  • Contact

Séries en cours de Nana

Castle (S2) ; Girls (S2) ; Chicago Fire (S1)

Séries en cours de Ryo

Street Fighter ; Spartacus (S3) ; Homeland (S2)

Système de notation

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.png : Chef d'oeuvre 

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.png: Très bien

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.png: Bien

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.pnghttp://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.png : Moyen

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/26684/gd/1200004157/Etoile.png: Mauvais

 

 

http://3.bp.blogspot.com/-IxcQLy6JEhM/S-MDq3nasVI/AAAAAAAAAHY/8Iz19zHZ0IE/s1600/Mon-blog-se-nourrit-de-vos-commentaires.jpg

Catégories

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest