
Date de sortie : 4 février 2004
Réalisé par P.J. Hogan
Avec Jeremy Sumpter, Jason Isaacs, Ludivine Sagnier …
Synopsis : Chaque soir, Wendy émerveille ses jeunes frères avec ses fantastiques récits épiques, jusqu'au jour où son père décrète qu'elle est désormais trop grande pour partager leur chambre...
Ce que les adultes ignorent, c'est qu'un autre garçon, Peter Pan, se passionne lui aussi pour les histoires de Wendy. Il vient de loin pour les écouter. Sa soudaine apparition va marquer le début d'aventures aussi fabuleuses qu'exaltantes...
A travers le ciel étoilé, Peter, les enfants et la minuscule fée Clochette prennent le chemin d'un endroit où le rêve est roi : le Pays Imaginaire...
Là-bas, Wendy et ses frères découvrent les Garçons Perdus et leur repaire souterrain. Mais le danger rôde et l'infâme Capitaine Crochet est prêt à tout pour remporter le combat qui, depuis longtemps, l'oppose à Peter...
Allociné Note Presse : 3.8/5 ; Allociné Spectateurs : 3.4/5 (3922 notes)

Ma critique : 



On ne peut contester que l’œuvre de Peter Pan influence bon nombre d’artistes au vu de sa version Disney, du biopic sur l’auteur James Barrie avec « Neverland », de sa réinterprétation avec le film espagnol « L’Orphelinat » ou encore la bande dessinée (un chef d’œuvre) de Loisel. Il a même surfé sur la vague du 20 ans après ou plutôt 30 ans après avec le « Hook » de Spielberg.
La réponse à cet engouement est que ce conte, contrairement à pas mal de contes de Grimm ou de Perrault, est d’une part plus récent et fait donc davantage écho à notre société ; mais surtout il inverse le processus du conte. En effet, la plupart ont pour morale le conditionnement de l’individu sous une couche d’utopie et de névrose. Or, celui-ci prend la direction inverse avec son émancipation et la contestation d’une société conformiste. Finalement ce sont toujours les rebelles et les exclus qui ont le dernier mot. Il y a maintenant 10 ans, Hollywood nous offrait une version live de ce conte ultra populaire qui réussit à merveille à avoir ce double discours pour les enfants et les ….. « un peu moins » enfants.
Tout l’émerveillement du conte est au rendez-vous, aussi bien dans sa magie, son rythme effréné, son humour qui est par moment « so british », sa poésie, son interprétation (les gamins sont juste géniaux) et surtout son authenticité.
Comme dans la pièce originale, c’est le comédien qui joue le père de Wendy qui joue également Crochet. D’ailleurs, même si on peut penser que le film est réservé aux enfants (à tort), Crochet est vraiment méchant, il n’hésite pas à humilier Peter Pan et va même jusqu’à lui mettre un coup de boule (veridict).
Toutefois, le film n’édulcore en rien la partie subversive du conte. On assiste bien aux premiers émois entre Peter Pan et Wendy, Clochette est d’une jalousie maladive à la Glenn Close dans « Liaisons fatales » et surtout la psychologie des personnages est très affirmée. On voit bien que Peter Pan est assez perturbé par le syndrome de Peter Pan justement : par sa peur du monde des adultes bouffé par le conformisme et aussi (cela est subtil) par la puissance des sentiments.
Cette ambition artistique autour de l’enfance n’est pas si fréquente dans ce domaine et je ne serai que vous conseiller également d’autres films qui ont aussi réussi ce pari avec « Moonrise Kingdom » et « Mud ».
Un énième grand film sur et surtout avec Peter Pan qui allie effets spéciaux réussis et émotions.














