Lundi 30 janvier 2012
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Présentation de l’éditeur :
Stan Levine était l’un des flics les plus gradés de New York, l’un des plus brillants. Avant que Nichols ne le détruise plus sûrement que s’il l’avait tué : en
enlevant et en assassinant sa fille. Pendant des années, le policier traque le criminel, en vain. Puis, alors que Stan entrevoit la possibilité d’une existence normale, le tueur en série
resurgit, signant son retour de deux meurtres horribles. Dans une Amérique traumatisée par les attentats islamistes, le bras de fer entre les deux hommes recommence, insoutenable.
Biographie de l’auteur : Maud Tabachnik est née à Paris en 1938. Elle a été kinésithérapeute avant de se lancer dans
l’écriture en 1991 avec La Vie à fleur de terre. Sa spécialité : le thriller politique et féministe. Dans J’ai vu le diable en face, elle évoque notamment les meurtres de femmes de Ciudad Juarez.
Plusieurs de ses romans se déroulent aux Etats-Unis, et mettent en scène le lieutenant de police Sam Goodman et la journaliste homosexuelle Sandra Khan.
Broché : 576 pages
Editeur : Le Livre de Poche (9 novembre 2011)
Collection : Policier/Thriller
Ma critique : 
C’est le premier roman de Maub Tabachnik sur lequel je m’attarde et apparemment, selon plusieurs critiques, je n’ai pas commencé par le meilleur.
Un critique dans une revue conseillait ce livre en indiquant qu’il valait mieux ne pas le lire seule d tellement il réservait son lot d’angoisses.
Je ne peux pas dire que j’ai apprécié ce roman. Plusieurs éléments m’ont effet gêné. Tout d’abord, le fait que l’auteur mélange deux histoires qui n’ont aucune
similarité : des attentats et un psychopathe qui s’en prend personnellement au héros du livre. Au final, on passe d’une histoire à l’autre sans pouvoir réellement être captivée par l’une ou
l’autre. Je trouve qu'une seule intrigue aurait été suffisante et préférable.
L’autre aspect qui m’a dérangé est la description parfois extrêmement gênante des scènes de torture. Il est vrai que détailler ces actes font parties des romans de
ce genre. Toutefois, je pense que l’on dépasse parfois, dans ce roman, une certaine limite déontologique et cela peut alors créer un réel sentiment de malaise.
Autre bémol du roman : j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, que se soit le protagoniste, qui malgré les instants de vie tragiques qu’il a connu, me
laisse indifférente ou encore sa femme ou ses collègues qui ne nous intéressent pas plus que cela.
J’ai quand même retiré des points positifs au livre qui se révèle être dans le style d’écriture de l’auteur. Même si les intrigues ne m’emballaient pas, j’ai quand
même réussi à terminer le roman sans trop de difficultés. L’écriture est fluide et le rythme se maintient tout au long du roman.
Ce livre m’a laissé un sentiment de déception. Maub Tabachnik a apparemment fait beaucoup mieux. J’essaierai donc, plus tard, de me replonger dans un de ses
romans.
Extrait :
Je me sens mal, mais pas pour les raisons qu’ils imaginent. Je me sens mal parce que ce même discours je l’ai entendu dix ans plus tôt prononcé par le maire de
New York, le gouverneur de l’Etat, le chef de la police, le préfet, le commandant en chef des Swat, et toute une ribambelle d’hommes et de femmes importants arborant une mine consternée et qui
indiscutablement devaient l’être, mais qui dès que la cérémonie avait pris fin s’étaient rafraîchis au buffet somptueux offert par le maire et étaient retournée à leurs occupations et leurs
soucis. […] J’étais au centre d’un champ de ruines et ne voulais en sortir que pour tuer l’assassin de Judith. Et maintenant je veux revoir Sarah et qu’elle me pardonne. Je veux tenir mes enfants
dans mes bras avant qu’ils ne deviennent adultes et qu’ils m’oublient.
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